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La gravure
Pour graver les hominidés utilisaient une pierre, du bois dur, un morceau d'os...
| La gravure, très répandue, va de la trace fine (fig. 1) laissée par la pointe d’un burin de silex, à des incisions plus profondes dessinant vigoureusement les contours (fig. 3). Dans certains sites des enlèvements de matière importants (fig. 2) font apparaître de véritables bas-reliefs. La multiplication des incisions fines donne des contours plus flous mais plus vivants. Des raclages faisant apparaître une teinte plus claire sous la surface de la roche sont employés pour produire, en réserve, des effets de couleur et de volume. Le trait gravé, même simple et fin, est surtout perceptible par la différence de couleur qu’il produit, différence qui devait être encore plus vive au paléolithique. De ce fait la trace gravée est, en quelque sorte, une trace colorée. Enfin il n’est pas rare de voir gravure et peinture associées dans une même figure. Le piquetage fréquent dans l’art rupestre néolithique est rare au paléolithique. |

4 - Les trois frères - Renne |
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1 - Teyjat
- Aurochs
Gravure fine |
2 - Comarque - Bison
Enlévement de matière |
3 - La Mouthe - Bison
Incision plus profonde |
La
peinture,
le mode d'expression le plus connu
La peinture fait appel à deux pigments,
noir et ocre. Le noir est constitué soit par du charbon
de bois ( genévrier ou pin) ou plus rarement d’os,
soit par de l’oxyde de manganèse ( Grotte de Lascaux).
Les ocres sont des argiles dont la teinte naturelle varie
du rouge au brun-jaune en fonction de leur teneur en oxyde
de fer ( hématite, limonite) mais peut également
être modifiée par chauffage. Le bleu, le vert
comme le blanc ne sont pas connus. Les teintes de base, mariées
avec la couleur du support sont employées seules ou
associées ( polychromie).
5 - Le Chaffaud
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Le modelage : une technique plus rare...
Le modelage était aussi un procédé
connu. Malheureusement les œuvres modelées
en argile crue sont très fragiles. Une seule
d’entre elles nous est parvenue en bon état
de conservation : les bisons du Tuc d’Audoubert.
Tuc d’Audoubert Bisons modelés |
L’application se faisait avec
des sortes de crayons d’ocre dont plusieurs exemplaires
ont été retrouvés et, bien entendu, avec
des morceaux de charbon de bois. L’application au doigt
ou à l’aide d’un pinceau végétal
est probable ou possible mais n’est pas attestée.
Deux modes d’application sont assez particuliers au
paléolithique. De gros points juxtaposés forment
parfois un contour ou mieux encore une silhouette complète
(fig 7). Plus originale est la technique du soufflé.
L’ocre préalablement mâchonnée est
soufflée avec la bouche directement sur la paroi. Ce
procédé permet de peindre sur des supports irréguliers,
d’obtenir des tons dégradés et même
des contours nets lorsqu’il est combiné avec
la technique du pochoir. Les mains négatives sont réalisées
par ce procédé tout comme les chevaux pommelés
de Pech Merle (fig 8).
Les figures ainsi produites sont parfois limitées à
de simples silhouettes mais assez souvent l’aplat est
entièrement coloré en estompage.
Qu’il s’agisse de gravure ou de peinture, un procédé
assez spécifique à l’art paléolithique
est employé de façon tout à fait courante
: l’utilisation des reliefs naturels. Un élément
naturel, fissure ou mouvement de la roche est intégré
à la figure lui donnant plus de relief ou de présence
(fig 9) .
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7 - Marsoulas - Bison formé de points rouges
juxtaposés |
8 - Pech Merle - chevaux pommelés et mains négatives |
9 - Rouffignac - Mammouths |
A lire

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