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Néandertal, des comportements symboliques, voire artistiques ? (01/02/22)

Les comportements symboliques de Néandertal
Sujet à haut risque... quels sont les comportements symboliques que l'on peut attribuer à Homo neandertalensis ?

Depuis les années 2010, un être préhistorique ne cesse de faire parler de lui : Néandertal. Cet hominidé est devenu une star de la préhistoire. La génétique déjà a permis de démontrer que notre espèce avait à plusieurs reprises eu des contacts plus que proches avec des Néandertaliens. Nous avons même quelques pourcentages d’ADN en commun comme avec d’autres espèces d’ailleurs…  Il devenait de plus en plus difficile de reléguer cette espèce proche au rang de cousin éloigné un peu fruste, voire primitif. 
Pour le paléoanthropologue Antoine Balzeau, « Chose certaine, il faut cesser de hiérarchiser les espèces humaines : notre anthropocentrisme biaise tout ce que nous faisons ! Ils n’étaient ni inférieurs ni égaux, juste différents. Et avec un cerveau très différent du nôtre, ces gens avaient des comportements tout aussi complexes ».
Il apparaît maintenant que Néandertal avait une culture, des pratiques, un savoir-faire bien à lui. Il ne faut pas essayer de comparer perpétuellement les aptitudes de Néandertal par rapport à celles de Sapiens (ou des autres espèces…).
Il reste un sujet très controversé concernant l’ami Néandertal : les capacités cognitives, créatives voire artistiques de ces hominidés. Pour certains chercheurs, c’est Néandertal qui a tout appris à Homo sapiens quand ce dernier a pénétré en Europe… Pour d’autres, c’est au contraire Homo sapiens qui a montré comment faire aux Néandertaliens... 
Plutôt que de comparer les pratiques des deux espèces, nous allons passer en revue les différentes découvertes symboliques ou presque « artistiques » dont l’attribution à Néandertal n’est pas réfutée !


Il y a plus de 170 000 ans, Bruniquel
Au fond d’une grotte, des Néandertaliens sont allés casser des stalagmites pour ensuite les repositionner en formant des cercles...

Structures en cercles de Bruniquel
Structures en cercles de morceaux de stalagmites, à Bruniquel

176 500 ans en arrière, dans la grotte de Bruniquel, des hominidés sont rentrés profondément dans la cavité, à plus de 300 mètres. Pour avancer dans l’obscurité, ils étaient munis d’un éclairage portatif (lampe à graisse, torches). Arrivés dans une grande salle, ils ont brisé plus de 2 tonnes de stalagmites et les ont « organisés » en 2 cercles de pierre, dont le plus grand faisait 30 mètres carrés ! Bien sûr, ils n’ont pas indiqué de mode d’emploi et les chercheurs se posent la question du pourquoi ?!
A cette époque, les seuls hominidés connus dans la région étaient des Néandertaliens. C'est donc leur production qui nous pose tant de questions. Il a fallu s’organiser pour que les individus parviennent à la salle, avec une source de lumière suffisante, que les tâches soient réparties (qui casse ? qui monte ?), que l’objectif soit bien compris de tous...
Pour le préhistoiren Jacques Jaubert « La structure suggère également que ce groupe de Néandertaliens anciens s'entraidaient et avaient une organisation sociale déjà élaborée, en tout cas plus « moderne » que ce qu'on pensait ».
« La découverte de Bruniquel est exceptionnelle, elle ouvre des perspectives inédites sur les comportements de Néandertal"  indique le paléoanthropologue Bruno Maureille (CNRS).
Même si nous ne comprenons pas l’utilité et la fonction de cette construction, elle montre que les très anciens Néandertaliens avait déjà des comportements symboliques, il y a 176 000 ans. Les recherches continuent !
Les constructions de Néandertal à Bruniquel.
Parure néandertalienne à base de serre de Pigargue à queue blanche

Il y a 130 000, ans en Croatie
La grotte de Krapina a été une véritable métropole néandertalienne. On y a retrouvé les restes osseux de plus de 80 individus, mais également des serres de rapaces.
Il y a 130 000 ans, dans la grotte de Krapina, un Néandertalien a réussi a attraper trois Pigargues à queue blanche (Haliaëtus albicilla). Il a choisi d’en extraire les serres afin de les exhiber...  Pour Davorka Radovcic (Musée d'histoire naturelle croate à Zagreb) et ses collègues, les serres ont été utilisées sous forme de parure. L’étude démontre que les serres présentent des marques de coupes, de polissage et également d'abrasion. Trois des plus grandes serres ont de petites encoches réalisées au même endroit. Ces différentes caractéristiques indiquent que ces transformations ont été réalisées volontairement par les occupants néandertaliens de la grotte de Krapina pour suspendre ou attacher les serres.
"Les Néandertaliens étaient dotés d'une culture symbolique quelque 80 000 ans avant l'apparition de l'homme moderne en Europe", explique Mme Radovcic. 
Pour l’archéologue Francesco d’Errico (CNRS),  « cette découverte révèle que les pratiques symboliques étaient ancrées dans les cultures matérielles des Néandertaliens avant ce que l'on pensait jusqu'à présent ».
https://www.hominides.com/html/actualites/neandertal-parure-serre-rapace-krapina-130000-ans-0897.php




Il y a 85 000 ans, sur le site de Castel Merle à Sergeac (Périgord)   
Dans le Vallon de Castel Merle, des populations préhistoriques se sont succédés depuis le Paléolithique moyen.
Dans l’abri des merveilles, à Castel Merle, il y a 85 000 ans, des Néandertaliens ont utilisé du cristal de roche pour tailler des outils. Ce n’est pas en soi étonnant, sauf que de tels outils n’ont pas d’utilité car la matière utilisée n’est pas adaptée et beaucoup moins résistante que le silex ou d’autres matières cristallines. Les Néandertaliens ont donc sciemment taillé des outils pour des raisons qui nous échappent, comme par exemple pour l’esthétique, l’artistique, la symbolique...
De la même façon, d’autres Néandertaliens ont utilisé le jaspe pour le tailler à Fontmaure, dans la Vienne. Mais selon les chercheurs, c’est les caractéristiques physiques de ces matériaux qui ont dicté leur choix des matières avant la taille. 
Cristal de roche taillé - Abri des merveilles - Castel Merle - Périgord - Musée d'Archéologie nationale - Photo Neekoo pour Hominides.com

Site de Castel Merle




Il y a 75 000 ans, à la Roche Cotard (Indre et Loire)
Devant l’entrée d’une grotte, il y a 75 000 ans, un Néandertalien, au milieu d’outils moustériens et à proximité d’un feu, enfile un os brisé dans un morceau de silex. Rien d’étonnant si ce n’est que l’objet composite qu’il vient de « créer » ressemble étrangement à une face anthropomorphe. Néandertal a-t-il voulu intentionnellement créer cette figure ? Pour les chercheurs (Marquet et Lorblanchet)  il n’y a pas de doute : le morceau d’os est positionné bien au centre avec blocage de ce morceau avec des plaquettes « même débordement de l’esquille osseuse de part et d’autre du pont rocheux du bloc support, blocage de l’esquille osseuse à l’intérieur du conduit naturel du bloc support à l’aide de petites plaquettes bien visibles sur l’objet et sur sa tomographie, enlèvement d’éclats sur chacune des deux faces du bloc pour créer une meilleure symétrie du bloc, régularisation des deux arêtes dans la partie « inférieure » de l’objet par écrasement
Pour déterminer l’âge du masque, c’est une datation OSl de la couche mousterienne d’où a été extrait le masque qui donne un âge de 75 000 ans. 
Masque présenté lors de l'exposition Néandertal à la loupe, au Musée National de préhistoire des Eyzies-de-Tayac. Photo Kroko pour Hominides.com

Langlais La roche Cotard
https://journals.openedition.org/adlfi/37889
Nouvelle datation du masque de la Roche Cotard
https://journals.openedition.org/paleo/3144

Des colorations pariétales dans une grotte andalouse il y a 65 000 ans
Il y a 65 000 ans, dans la grotte d’Ardales (Espagne), des populations humaines ont appliqué de l’ocre sur des coulées stalagmitiques de la grotte. Ce ne sont pas des dessins mais plutôt une sorte de peinture sur les stalagmites qui descendaient le long de la paroi.
Après l’analyse des pigments comparée aux dépôts riches en oxydes de fer de la grotte, l’équipe du préhistorien Francesco d’Errico (CNRS, Université de Bordeaux) a pu établir que l’ocre a été apporté dans la grotte à partir d’une source extérieure. Par ailleurs, la datation de plusieurs fragments de stalagmites colorés a été confirmée à 64 800 ans et publiée dans les PNAS.
Il y a 65 000 ans, les hommes modernes n’avaient pas encore atteint le continent européen et c’est donc bien Homo neanderthalensis qui est l’auteur de ces colorations.
Ce n’est peut-être pas exactement ce qu’on peut appeler de l’art”, indique le professeur Francesco d’Errico, mais “le lieu, la coulée stalagmitique et le fait d’appliquer volontairement du pigment dessus était important, un comportement symbolique”.
De manière générale, pour le préhistorien Patrick Paillet, «...l’utilisation de colorants à des fins symboliques est également bien connue chez Néandertal. Plus de 70 sites du Paléolithique moyen et du début du Paléolithique supérieur ont livré du dioxyde de manganèse et des fragments d’ocre. »

The symbolic role of the underground world among Middle Paleolithic Neanderthals




Il y a 51 000 ans, dans la grotte de La Licorne, Allemagne

Des générations de Néandertaliens se sont succédés pendant 100 000 ans dans la grotte de la Licorne (Montage du Harz, en Allemagne). Un jour, un Néandertalien manipule un tout petit ossement entre ses doigts :  c’est une phalange de mégacéros de 4 cm sur 6 cm. Son objectif nous dépasse, mais il entreprend de tailler une dizaine de traits dans l’os, dont 6 forment des chevrons. L’espacement régulier et le parallélisme des sillons montrent que c’est une action volontaire d’un être humain. Par ailleurs, l’analyse de la phalange indique qu’elle a été bouillie, probablement pour faciliter sa taille. La datation radiocarbone de l’ossement indique un âge de 51 000 ans date à laquelle Homo sapiens n’était pas encore arrivé dans la région. Toutes les études corroborent et c’est bien l’Homme de Néandertal qui est à l’origine de cette gravure sur os.
Pour l’archéologue Dirk Leder, ce motif "symbolise probablement quelque chose qui avait un sens pour Néandertal en tant que groupe"... Pour la préhistorienne Marylène Patou-Mathis (MNHN, Paris), "il faut abandonner l'idée d'une influence d'Homo sapiens" mais le sens à donner à cet os gravé reste "énigmatique.

https://www.hominides.com/html/actualites/neandertal-gravure-os-megaceros-allemagne-51000-ans-1478.php




Il y a 50 000 ans, en Espagne
Un coquillage présentant des traces de colorant utilisé par Néandertal il y a 50 000 ans en Espagne

Il ya 50 000 ans, sous le porche da la Cueva Antón, un Néandertalien a utilisé une coquille Saint-Jacques trouée et colorée en rouge avec un mélange d’hématite et de goethite.
Non seulement la grotte était à 60 kilomètres de la mer, mais les pigments étaient également à plus de 5 kilomètres de la grotte. Il semble donc que les Néandertaliens avaient la volonté de réunir ces éléments dans un but précis. L’équipe de chercheurs dirigée par João Zilhão indique que, si les perforations ne sont pas forcément artificielles, elles sont toutes trouées au même endroit. Elles ont donc peut-être été choisies en fonction de l’existence d’une perforation.
Pour l’utilisation de cette coquille, les chercheurs proposent que la coquille ait servi de pot de maquillage pour une coloration corporelle, ou bien qu’elle était attachée pour servir d’ornement ou de « bijou ». 

https://www.hominides.com/html/actualites/neandertal-pigment-parure-peinture-corporelle-0263.php




Il y a 40 000 ans, La Ferrassie  
Depuis 40 000 ans des sépultures étaient dissimulées sous l’abri de la Ferrassie. Même si le mot est fort, on peut parler de nécropole néandertalienne, car ce sont 8 sépultures qui ont été découvertes sous les sédiments. C’est exceptionnel car il n’y a eu qu’une quarantaine de sépultures retrouvées en tout dans le monde et dont une forte concentration à la Ferrasie (comme à Shanidar, en Irak). La fosse de l’un des plus jeunes (La Ferrassie 6) était recouverte d’une dalle dans laquelle les Néandertaliens avaient creusé des petites cavités, des cupules. Le préhistorien Denis Peyrony, en 1910, y voit un comportement spécifique : « Dès une phase ancienne du Moustérien, les hommes traçaient déjà dans la pierre des cupules [….]. [Elles] paraissent avoir un caractère symbolique, signalétique, peut-être même rituel »
A la Ferrassie, seule une sépulture était couverte d’une dalle à cupule, ce traitement pariculier était-il une façon de distinguer le défunt, de symboliser son rang dans le clan ?
Pour le préhistorien Patrick Paillet, il apparaît que « l’émergence de cultures néandertaliennes évoluées précède de plusieurs milliers d’années l’arrivée de la culture aurignacienne ».
Abri de La Ferrassie aux Eyzies de Tayac

Grotte de Gorham, Espagne il y a 39 000 ans
Gravure attribuée à NéandertalIl y a 39 000, ans dans la grotte de Gorham (Gibraltar), un Néandertalien incise le sol avec une pointe lithique. Il ne représente pas un animal, un humain ou même quoi que ce soit de reconnaissable à notre époque. Il entaille la roche avec des traits dans lesquels il passe et repasse... creusant ainsi des sillons profonds qui forment une sorte de hashtag paléolithique ! 
L’étude de la gravure indique que ce n’est pas la conséquence d’une autre activité (comme la découpe d’un morceau de viande par exemple). La profondeur du sillon montre que des incisions répétées mettent en évidence une volonté qui certes nous échappe, mais un dessein qui transpire (l’étude indique que selon l’outil utilisé, le graveur a dû s’y reprendre entre 180 et 300 fois...).
Le chercheur Alain Queffelec (Archéométrie CNRS), qui a participé à l’étude, indique "Ces dernières années, on commence à avoir pas mal d'indices qui contrebalancent tout ce qu'on a dit pendant 50 ans sur les Néandertaliens et montrent qu'ils étaient en fait plus proches de l'homme moderne qu'on ne le pensait".  Plus dithyrambique, le directeur du musée de Gibraltar Clive Finlayson s’enflamme : "il s'agit de la première gravure abstraite (...) et délibérée faite sur le mur d'une grotte par quelqu'un qui n'est pas un humain moderne"
Gravure néandertalienns dans la grotte de Gorham.



La pensée et les comportements symboliques de Néandertal sont très compliqués à prouver : qui a construit le symbole ? Peut-on être assuré de la datation ? Y-a-t-il une programmation des gestes pour obtenir l’artefact ? Il faut prendre en compte que la plupart du temps c’est parce que nous ne comprenons pas l’utilité d’un objet fabriqué, modifié ou arrangé que nous déclarons que c’est symbolique...
Parfois une première étude amène les préhistoriens à avancer le symbolique... et l’hypothèse est ensuite démontée par une avancée archéologique ou biologique.
En 2012, une étude identifiait la présence de plumes sur plusieurs gisements néandertaliens. Pour les archéologues, ayant écarté des raisons alimentaires (« les plumes ce n’est pas nourrissant...), il paraissait logique que les plumes étaient coupées par les Néandertaliens pour se faire des parures et des ornements (des sortes de comanches paléolithiques). Patatras, on s'est rendu compte que les Inuits, entre autres, sucent les plumes d’oiseaux pour en extraire des protéines extrêmement énergétiques...  Dans son livre « Néandertal nu », le chercheur Ludovic Slimak conteste ainsi les conclusions de plusieurs études où manifestement la volonté comportementale symbolique chez Néandertal n’est pas démontrée !
Marylène Patou-Mathis indique également dans son ouvrage Néandertal une autre humanité : si l’on peut, grâce aux objets matériels découverts dans les gisements archéologiques, reconstituer les comportements économiques et parfois sociaux de Néandertal, il est difficile, voire périlleux, d’établir ou de déduire ses comportements culturels, en particulier symboliques.

CR


Autres sources :

Langlais La roche Cotard
https://journals.openedition.org/adlfi/37889

Les néandertaliens ont bien peint la grotte andalouse d’Ardales
The symbolic role of the underground world among Middle Palaeolithic Neanderthals.

Patrick Paillet. Art et comportements symboliques au Paléolithique : quelques points de vue actuels. Gagnepain J. (Ed.), Actes du Colloque “ La Préhistoire de l’Europe occidentale : un bilan des connaissances à l’aube du 3ème millénaire ”, Quinson : Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon/Département des Alpes de Haute-Provence, Septembre 2005, 2016, pp.87-101, 2016. ffhalshs01138307f

Les matériaux de Fontmaure – Choix des Paléolithiques et mesures des caractères physique
https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1967_num_64_3_8948

Pourquoi Néandertal est-il prisonnier de notre propre humanité ?


Pour aller plus loin

Néanderthal de A à Z
Marylène Patou-Mathis
L’Homme de Neandertal n’a pas totalement disparu ! Il est toujours présent dans notre ADN…Mais qui était-il vraiment ? Quelle était sa vie quotidienne ? Comment se soignait-il ? À quoi ressemblait son habitat ? Pratiquait-il le cannibalisme ? Comment enterrait-il ses morts ? Était-il un artiste ? Pourquoi a-t-il disparu ? Toutes les réponses par ordre aphabétique !
Lire la critique de
Neandertal de A à Z

Néandertal mon frère
S. Condemi F. Savatier
Mais alors qui est Néandertal ? Moins un singe repoussant qu’un roux à la peau diaphane ? Moins un charognard qu’un chasseur génial qui maîtrisait le langage et vénérait déjà ses morts ? Se pourrait-il qu’il soit encore parmi nous ? Bouleversée par l’irruption de méthodes inédites, notre histoire ancienne se récrit très vite, avec des surprises de taille. Dans cette passionnante enquête, les auteurs dressent le portrait le plus actuel de notre étrange ancêtre et passent en revue les multiples hypothèses sur sa disparition présumée.
Néandertal mon frère

Néandertal nu
Ludovic Slimak
Dans un véritable récit de voyage, Ludovic Slimak retrace son parcours de chercheur et nous entraîne dans une étonnante enquête archéologique. Pendant trente ans, il a inlassablement traqué ce qu’il appelle la créature. ..
Se confrontant aux vestiges de l’homme de Néandertal, il décrit une créature inattendue et dont la nature pourrait bien nous avoir totalement échappé. Constat d’échec ? Serions-nous incapables de concevoir une intelligence trop divergente de la nôtre ?
En savoir plus sur Néandertal nu
Néandertal, mon frère - Condemi


 
 
La préhistoire de la France
Sou la dir. de François Djindjian
Depuis quarante ans, l’archéologie s’est professionnalisée avec le développement des enseignements dans les universités, de la recherche au CNRS et l’essor de l’archéologie préventive. Grâce à la multidisciplinarité la préhistoire ancienne a ainsi pu préciser la chronologie des premiers peuplements, ses adaptations aux changements climatiques, reconstituer les paysages, établir la systématique et l’éthologie des espèces animales, les sociétés de chasseurs-cueilleurs (Neandertal, Sapiens). Ce livre résume nos connaissances sur le peuplement de la France depuis les origines jusqu’à il y a 7 000 ans.
Préhistoires de France
Jacques Jaubert
Cet ouvrage, auquel ont contribué les meilleurs spécialistes, est le bilan aussi complet que possible des connaissances actuelles. Centré sur l'Hexagone, il s'intéresse si nécessaire au reste du monde. Il comprend deux parties : les chasseurs-cueilleurs du Pléistocène et des débuts de l'Holocène ; puis les producteurs (éleveurs et cultivateurs) du Néolithique ancien à la conquête romaine abordés les uns et les autres par la définition et la répartition géographique des cultures, les éléments matériels qui les caractérisent (armes, outils, parures), les modes de vie, l'attitude face à la mort (traitement des défunts et types de sépultures), l'art et la religion.
Préhistoires de France
La France préhistorique
Jean Clottes
Cet ouvrage, auquel ont contribué les meilleurs spécialistes, est le bilan aussi complet que possible des connaissances actuelles.
Conçu comme une histoire de France, cet ouvrage raconte le peuplement progressif d'un territoire indéfini qui deviendra la France. Sur près d'un million d'années, des premiers Erectus au début du néolithique, cette histoire pleine d'incertitudes relate les implantations et migrations de l'homme et les grandes révolutions de l'espèce humaine : conquête du feu, maîtrise du silex, art rupestre.
Tous publics à partir de 14 ans
La France préhistorique



Néandertal Lui et nous
Ss la direction de Patou-Mathis et Depaepe
Cet ouvrage invite à la redécouverte de l'homme de Néandertal en trois temps : Le temps d'une journée : Comment vivait l'homme de Néandertal?. Le temps d'une vie : L'évolution du regard porté sur cette « autre humanité » qui est présentée. Le temps d'une espèce : Quel a été le degré de métissage entre Néandertal et Homo Sapiens? Quelles ont été les causes de son extinction? Les diverses hypothèses qui prévalent aujourd'hui.
Néandertal Catalogue de l'expo

La France au paléolithique
Pascal Depaepe
Des premiers occupants venant d’Afrique par le Proche-Orient et l’est de l’Europe aux hommes modernes, les Cro-Magnon, en passant par l’homme de Néandertal, 40 000 générations de chasseurs-cueilleurs se sont succédé en France. Ces populations ont vécu dans des environnements changeant au rythme des glaciations et des réchauffements climatiques.
Ils ont chassé ou côtoyé des animaux aujourd’hui disparus comme le mammouth, le lion des cavernes, l'aurochs et le rhinocéros laineux, ou d’autres, tel le renne, ne vivant plus actuellement qu'à des latitudes septentrionales.

La France au Paléolithique
Qui était Néandertal ?
L'enquête illustrée
Antoine Balzeau
Emmanuel Roudier

Fruit de la collaboration entre un paléoanthropologue et un dessinateur, Qui était Néandertal ? L'enquête illustrée vous propose de ­découvrir toutes ces scènes inédites de la vie des Néandertaliens, et bien d'autres, basées sur les connaissances scientifiques les plus récentes. Un ouvrage unique et accessible à tous, qui permettra de comprendre qui était l'Homme de Néandertal et comment il vivait.
En savoir plus sur Qui était Néandertal ?
La France du paléolithique
Qui était néandertal ? Livre - BD
 
 
     





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