Skip to content
  • Facebook Hominides
  • Instagram
Logo Hominides.com

Hominides

Les évolutions de l'Homme, de Toumaï à Homo sapiens

  • Accueil
  • Dossiers
    • Evolution des espèces
    • Spécialistes
    • Animaux préhistoriques
  • Articles
  • Chronologie
    • La Terre et la vie
    • La Préhistoire
    • Les cultures lithiques
  • Art préhistorique
  • Les hommes préhistoriques
  • Musées & Sites
  • Livres et médias
  • Enfants
  • Toggle search form
Accueil / Livres et médias / Dragon Généalogie mondiale d’un mythe
  • Pouvoir et métal – Exposition Expositions
  • Le site mésolithique dit la « Grotte à la Peinture » à Larchant (77) Conférences
  • Des fossiles d’hominides datés de 773 000 ans découverts au Maroc Actualité
  • Archéologie des peuplements en Asie orientale durant le Pléistocène supérieur Conférences
  • Magies d’ailleurs Expositions
  • Toumaï, le plus ancien hominidé de la généalogie humaine était bien bipède. Etudes et recherches
  • Des outils en os de baleine il y a 20 000 ans Etudes et recherches
  • Mi-homme mi-bête Conférences

Dragon Généalogie mondiale d’un mythe

Dragon
Généalogie mondiale d’un mythe
Julien d’Huy
Préface de Bernard Sergent

Chronique de Pedro Lima

Dragon
Généalogie mondiale d’un mythe
Commande sur Amazon
Acheter cet article chez Rakuten

Présentation de l’éditeur

« Prononcer son nom, c’est l’invoquer ; c’est ouvrir en esprit le grand théâtre du monde et voir s’élancer dans les airs le serpent arc-en-ciel, porteur de pluies et de tempêtes : combattre la créature qui contenait les eaux ou enserrait l’Univers de ses puissants anneaux ; c’est guetter dans le ciel la puissance qui menace les astres, qui trace dans le sol le sillon des rivières ; c’est affronter la mort et renaître. » Les dragons sont partout. Des premiers pas d’Homo sapiens hors d’Afrique à nos jours, Julien d’Huy retrace les circonvolutions d’un mythe à multiples facettes et la généalogie d’une chimère qui a rampé dans les traces de l’homme de l’Afrique à l’Australie, en passant par le Nouveau Monde et les confins de l’Eurasie septentrionale. Une épopée érudite qui, déployant des mythes millénaires, révèle en creux toute une part de l’histoire de l’humanité et le dragon qui sommeille en nous.

Armand Colin
Editions Dunod
472 pages, 24,90€, 2025


La chronique pour Hominides de Pedro Lima, journaliste scientifique et auteur

Depuis un premier article en mythologie préhistorique publié en 2007, l’historien et spécialiste des mythes Julien d’Huy trace un sillon fertile dans le champ des études en sciences humaines consacrées au Paléolithique, et plus précisément sur la façon dont certaines histoires très anciennes, longtemps transmises par tradition orale, sont parvenues jusqu’à nous en imprimant leur marque dans des récits collectés autour du globe, pour certains encore vicaces… Histoires anciennes dont on retrouve, parfois, la trace sous forme de vestiges dans des sites paléolithiques ou d’images sur des parois de grottes profondes. Il le fait en appliquant une méthode scientifique originale et rigoureuse de comparaison de ces mythes, qu’il a initiée et développée à partir de 2012 sous sa forme moderne (reconstruction, diffusion…), appelée phylomythologie, reprise par d’autres spécialistes comme Jean-Loïc Le Quellec qui l’applique, entre autres, au mythe d’émergence primordiale et sa possible transposition dans les grottes ornées paléolithiques. De quoi s’agit-il? Inspirée des principes phylogénétiques utilisés en biologie, cette méthode consiste à appliquer un traitement statistique à des éléments informationnels très courts, appelés mythèmes, présents dans les différentes versions recensées d’un mythe. Cela permet de déterminer le degré de proximité entre ces versions pour établir des arbres de parenté entre elles, et de déduire les principaux éléments du récit originel dont dérivent ces versions. Les arbres de parenté ainsi obtenus sont passés à la moulinette de tests statistiques, afin de gagner encore en robustesse et validité scientifique.

Les lectrices et lecteurs d’Hominides connaissent bien le travail de Julien d’Huy, qui publiait dans ces colonnes les fondements de sa méthode dès le début des années 2010, appliquée à retrouver la trace et le contenu des grands mythes paléolithiques avec lesquels notre espèce Homo sapiens a quitté, déjà, le berceau africain il y a 100 000 ans, avant d’y consacrer son doctorat en 2018. Ses deux précédents ouvrages « Cosmogonies : la Préhistoire des mythes », en 2020,  et « L’Aube des mythes : Quand les premiers Sapiens parlaient de l’Au-delà » en 2023, levaient déjà le voile, par la « machine à remonter le temps » que permet la phylomythologie, sur les histoires que se racontaient nos lointains ancêtres Sapiens à la fois sur l’origine du monde, sur les forces naturelles ou surnaturelles qu’ils observaient ou sur le mystère absolu de la mort et de ce qui se produit, peut-être, après sa survenue… Donnant ainsi un sens à ce qui semble à première vue en manquer complètement.

Avec « Dragon,Généalogie mondiale d’un mythe », Julien d’Huy applique sa méthode désormais bien éprouvée, et en consolidation constante, aux innombrables versions de mythes liés à cet être multiforme et indéfinissable, changeant d’aspect et de comportement au gré des versions aux quatre coins du globe. Des mythes « dragonesques » aussi appelés ophidiens (relatifs aux serpents et aux reptiles), tant la parenté entre le dragon surnaturel et son double vivant, le serpent, est récurrente. Le chercheur montre avec rigueur et un réel talent de conteur scientifique l’origine commune africaine de ces mythes, qui ont essaimé au gré des migrations humaines de continent en continent, en un véritable périple dont le livre suit les principales étapes. Des récits qui sont souvent en lien avec l’eau, les sources et les rivières, dont les dragons et leurs avatars furent les maîtres et les gardiens dans les imaginaires collectifs, y compris en France. Ce passionnant récit au long cours se termine par les derniers développements en date de la mythologie inspirée des dragons, que l’on retrouve dans les cultures populaires que sont le cinéma et les jeux vidéos, qui leur réservent une belle place.

Magnifique voyage, donc, que le nouvel opus de sa trilogie (à suivre ?) proposé par Julien d’Huy, qui n’oublie pas quelques exemples troublants issus de sites paléolithiques et reflétant matériellement, peut-être, le contenu de quelque histoire relative à un serpent mythique des groupes de chasseurs-collecteurs eurasiens. Ainsi en est-il des possibles motifs de serpents gravés sur des bâtons percés retrouvés en Dordogne, en association avec des poissons. Et surtout, des étonnants serpents acéphales (à la tête coupée pour en détruire le potentiel maléfique ?) volontairement déposés par des humains au fond de deux grottes, Montespan en Haute-Garonne et le Tuc d’Audoubert en Ariège, retrouvés les restes fossilisés à proximité de gours et de cours d’eau. Grâce à Julien d’Huy, le dragon, ou ici le serpent maître des eaux souterraines craint par les Paléolithiques, n’a pas fini de nous hanter.

Pedro Lima

L’auteur de Dragon Généalogie mondiale d’un mythe

Julien d’Huy est docteur en histoire spécialiste des mythes, affilié au Laboratoire d’anthropologie sociale (UMR 7130 CNRS/Collège de France/EHESS/EPHE). On lui donne notamment « Cosmogonies : la Préhistoire des mythes »,  et « L’Aube des mythes : Quand les premiers Sapiens parlaient de l’Au-delà ».  Dans ce nouvel ouvrage au carrefour de plusieurs disciplines il emploie notamment des méthodes empruntées à la biologie évolutive pour mettre en œuvre une lecture renouvelée et rigoureuse des mythes « dragonesques » et rend compte de plus de dix ans de recherches dans ce domaine.

Sommaire de Dragon Généalogie mondiale d’un mythe

Préface de Bernard Sergent

Introduction : Que se cache-t-il derrière les dragons ?


1. Le dragon, un motif universel


2. Remonter dans le temps


3. Avant – 100 000 : la mythologie ophidienne avant notre sortie d’Afrique


4. – 65 000 ans : la colonisation de l’Australie


5. – 15 000 ans : la première conquête des Amériques


6. L’Eurasie après le Paléolithique


7. Aux origines du dragon


8. Le mythe qui ne voulait pas mourir

Un extrait de Dragon Généalogie mondiale d’un mythe

Sibérie : mammouth et serpent

Depuis des siècles, au hasard des dégels, les plaines de Sibérie révèlent les longues défenses, les os ou les dents des mammouths qui autrefois les arpentaient. Les peuples d’Eurasie du Nord connaissent donc bien l’animal et le conceptualisent comme un animal fouisseur, lié à l’eau et souvent capable de créer des reliefs (d’Huy 2023a : 143-154). Comment expliquer ces caractéristiques ? Ne pourraient-elles pas avoir été attribuées naturellement, presque logiquement, aux restes des animaux découverts ? Alors qu’il voyageait sur le Beagle, le premier octobre 1832, Charles Darwin réalisa des fouilles au río Tercero, en Argentine, près de la rivière Saladillo. On apprend par son journal de bord qu’il y découvrit une dent de toxodon en parfait état, plusieurs ossements épars, ainsi que deux immenses squelettes dont il ne parvint à prélever que de petits fragments de l’une des grandes molaires et qu’il attribua à un mastodonte. Les hommes qui conduisaient son canot lui expliquèrent connaître depuis fort longtemps l’existence de ces squelettes et qu’ils pensaient que le mastodonte, telle la viscache, était autrefois un animal fouisseur. 

Mais, le mammouth n’est pas seulement associé à un animal fouisseur. Ainsi, les Nenets et les Mansis craignent ce « taureau souterrain », qui là où il marche, fait surgir lacs et rivières, et là où il creuse, forme grottes et montagnes. Chez les Iakoutes, le pachyderme disparu est un « maître des eaux » (Ivanov 1949 : 135- 140). Pour les Evenks, situés près du lac Baïkal, il est un gros poisson à cornes, vivant dans la mer, ou un être mi-poisson mi- animal terrestre, avec une tête d’élan, mais doté d’une queue avec un corps de poisson (Ivanov 1949 : 137). Selon les Ostiaks, les défenses mobiles, placées juste au-dessus de l’œil de l’animal, lui permettent de se frayer un chemin dans l’argile et la boue (Müller 1731-1738 : 373, 382). Dans toute la Sibérie, le mammouth est imaginé comme un énorme quadrupède qui vit entre deux terres, et qui meurt dès qu’il respire (Delisle de Sales, 1797 : 42 ; voir aussi Mervaud 1994 : 112 sqq. ; pour une croyance similaire en Chine au XVIIIe siècle : Pfitzenmayer 1939 : 17-18). La mythologie du mammouth paraît suffisamment unifiée (animal semi-terrestre et semi-aquatique, fouisseur et créateur de reliefs, maître des eaux) pour en suggérer soit la propagation extrêmement rapide, soit l’existence d’un substrat très ancien, commun à toute l’Eurasie. Un mythe partagé semble étayer cette dernière hypothèse.

D’après les Evenks (Anisimov 1951 : 195-196), les Toungouses (Ocharov, cité in Lot-Falck 1963 : 8) et les Mandchous (Wei et al. 2001 : 195), la Terre était autrefois presque entièrement recouverte d’eau et c’est le mammouth qui a transformé le sol sous- marin avec ses défenses, soulevant des montagnes et des falaises, permettant à la Terre, à l’origine très petite, de s’étendre. Un serpent rampait après le mammouth, se tortillait et faisait apparaître des étendues d’eau sur la terre derrière lui.

Ces récits constituent un écotype d’un mythe plus répandu, dit du « plongeon cosmogonique », présent dans le nord de l’Ancien et du Nouveau Monde, et dont il a été montré qu’il remonterait au Paléolithique supérieur (voir notamment Berezkin 2007a, 2013 ; Le Quellec 2014, 2015, 2021). Selon ce type de récit, la Terre était autrefois recouverte d’eau. Un animal plongea alors chercher un peu de sable ou de vase et ces éléments, posés sur la surface, s’agrandirent et finirent par former toute la terre émergée. L’histoire serait apparue en Asie du Sud-Ouest puis se serait diffusée dans la partie la plus septentrionale du continent en même temps que les premiers peuplements humains (d’Huy 2017, 2020a : 111-134 ; 2023a : 127-143).

La préhistoire des mythes

Avant nous le déluge !
Cosmogonies livre
Cosmogonies La préhistoire des mythes
Mi-homme, mi-bête
L’Aube des Mythes
L'homme de Lascaux et l'énigme du puit
L’homme de Lascaux et l’énigme du puit
De Courbet à Lascaux – Boris Valentin
Dictionnaire critique de mythologie
Dictionnaire critique de mythologie
La caverne originelle – Un livre de Jean-Loïc Le Quellec

L’homme et le renne – Un livre de Laure Fontana
Un temps de mammouth – Portrait d’un géant disparu – Archéa
L’aurochs – De Lascaux au XXI ème siècle
Les dinosaures – Idées reçues
Eric Buffetaut
Les mammifères disparus – Livre – DVD à partir de 9 ans
Le livre extraordinaire des animaux préhistoriques – Tom Jackson
Histoires de Mammouth – Marylène Patou-Mathis
Livre animaux préhistoire
L’art des cavernes en action – Tome 1 Les animaux modèles Aspect, locomotion, comportement – Marc Azéma
Livre animaux préhistoire
L’art des cavernes en action – Tome 2 Les animaux figurés Animation et mouvement, illusion de la vie – Marc Azéma
Disparus ? Les mammifères au temps des Cro-Magnon en Europe – Pierre Cattelain
Les Sociétés de chasseurs de rennes du Paléolithique récent en France
Aurochs Le retour Livre collectif

Sélection livres de préhistoire, anthropologie, paléogénétique...

  • Le site mésolithique dit la « Grotte à la Peinture » à Larchant (77)11 janvier 2026
  • Archéologie des peuplements en Asie orientale durant le Pléistocène supérieur10 janvier 2026
  • Des fossiles d’hominides datés de 773 000 ans découverts au Maroc7 janvier 2026
  • Magies d’ailleurs5 janvier 2026
  • Toumaï, le plus ancien hominidé de la généalogie humaine était bien bipède.4 janvier 2026
Le musée de l'Homme présente, du 19 novembre au 25 mai 2026, l'exposition-événement « Momies ». A travers l'histoire de neuf momies, elle met en lumière cette pratique qui remonte à des temps ancestraux et qui est utilisée dans de nombreux pays, de l'Amérique Latine à l'Europe en passant par l'Egypte.
Les maîtres du feu
Exposition Musée d'Archéologie nationale
du 10 juin 2025 au 9 mars 2026

Les livres de préhistoire

Domestique-moi si tu peux !
Exposition Toulouse
La France de la Préhistoire - Romain Pigeaud

PrehistoGuide Nouvelle Aquitaine - Jacques Jaubert

Dans la tête de nos ancêtres - Antoine Balzeau

Sélection livres de préhistoire, d'anthropologie, de paléogénétique...

Galerie Paléontologie
et Anatomie comparée

adn animaux anthropologie archéologie art chasse conference conférence datation découverte espèce europe exposition eyzies femme france grotte génétique histoire hominidé homme homo homo sapiens image livre mobilier musée néandertal néolithique os outils paléolithique parietal prehistoire préhistoire préhistorique sapiens scientifique sépulture évolution

  • Magies d’ailleurs5 janvier 2026
  • Momies18 novembre 2025
  • Déserts30 octobre 2025
  • Echos du Bronze28 octobre 2025
  • Domestique-moi si tu peux !  Exposition17 octobre 2025

Préhistoire sur la Vézère

  • Lucy l’australopithèque savait-elle encore monter aux arbres ? Etudes et recherches
  • Les préhistoriales – Remontez le temps… aux origines de l’art Conférences
  • Découverte du plus ancien atelier de bijouterie en coquillages d’Europe occidentale Etudes et recherches
  • En Argentine, des restes de tatous de 21 000 ans présentent des traces de découpes anthropiques Etudes et recherches
  • Diverticule Axial
    Les champignons de Lascaux Etudes et recherches
  • Une ancienne sépulture volontaire d’enfant en Afrique de l’Est Etudes et recherches
  • Les feuilles de laurier de Volgu Conférences
  • L’art préhistorique. De l’Atlantique à la Méditerranée – Exposition Expositions
pub
  • Actualité
  • Conférences
  • Etudes et recherches
  • Expositions
  • Livres
  • Manifestations

adn animaux anthropologie archéologie art chasse conference conférence datation découverte espagne espèce europe exposition eyzies femme france grotte génétique histoire hominidé homme homo homo sapiens humain image livre mammouth mobilier musée néandertal néolithique origines os outils paléolithique parietal paris prehistoire préhistoire préhistorique sapiens scientifique sépulture évolution

  • Plan du site
  • Contact
  • Mentions légales
Hominides sur Mastodon

Copyright © 2008-2026 Hominides.com - Tous droits réservés