Skip to content
  • Facebook Hominides
  • Instagram
Logo Hominides.com

Hominides

Les évolutions de l'Homme, de Toumaï à Homo sapiens

  • Accueil
  • Dossiers
    • Evolution des espèces
    • Spécialistes
    • Animaux préhistoriques
  • Articles
  • Chronologie
    • La Terre et la vie
    • La Préhistoire
    • Les cultures lithiques
  • Art préhistorique
  • Les hommes préhistoriques
  • Musées & Sites
  • Livres et médias
  • Enfants
  • Toggle search form
Accueil / Accueil – articles / Sapiens n’aurait jamais croisé Homo erectus à Java
  • Vacances de juillet et août 2026 – Préhistoire Actualité
  • Trésors de la Préhistoire en Auvergne Expositions
  • Les lundis de la Chapelle aux Saints – Conférences été 2026 Conférences
  • Tous les squelettes d’Homo Naledi sont de sexe féminin ? Etudes et recherches
  • Une nouvelle statuette féminine du Néolithique à Çatal Höyük, en Turquie Etudes et recherches
  • Des perforations corporelles (piercing) en Turquie au Néolithique Etudes et recherches
  • Turquie : Néandertal et Homo sapiens passent, les traditions demeurent Etudes et recherches
  • Homo naledi, une nouvelle espèce d’hominidé Etudes et recherches

Sapiens n’aurait jamais croisé Homo erectus à Java

Posted on 30 juin 201114 novembre 2023 By Christian

Sapiens n’aurait jamais croisé Homo erectus à Java
La rencontre impossible entre Sapiens et Erectus ?

Publiés sur PLoS ONE et menés par une équipe internationale, les travaux d’une équipe pluridisciplinaire sur l’île de Java imputent finalement au site de Ngandong, connu depuis les années 1930 pour ses fossiles d’Homo erectus, un âge d’au moins 150 000 ans, interdisant toute rencontre de cette espèce avec Homo sapiens, pourtant envisagée naguère.

Crâne Ngandong 7, Solo River, Java, Indonesia (James Di Loreto, & Donald H. Hurlbert, Smithsonian Institution)

L’étude et sa conclusion

L’équipe internationale du projet Solo River Terrace (SoRT), dirigée par les anthropologues Etty Indriati, de l’Université Gadjah Mada (Indonésie) et Susan Antón, de l’Université de New York, s’est fixé pour mission de repréciser les datations très controversées du site de Ngandong, sur les rives du fleuve Solo, dans l’île indonésienne de Java, où fut découvert, dans les années 1930, l’Homme de Solo, à l’identité très discutée mais généralement rapproché d’Homo erectus.

Utilisant plusieurs méthodes, l’étude aboutit au résultat suivant : ces fossiles d’hominidés seraient probablement vieux d’environ 550 000 ans, et en tout cas d’au moins 143 000 ans. Malgré l’amplitude de cette fourchette, celle-ci, de toute façon, se situe bien avant l’arrivée d’Homo sapiens dans la région, généralement admise vers 40 000 ans. « Ainsi, Homo erectus n’a probablement pas partagé son habitat avec l’homme moderne », conclut Etty Indriati.

Le contexte

Généralement considéré comme le premier de nos ancêtres directs à avoir quitté l’Afrique voici 1,8 millions d’années, Homo erectus se serait éteint partout il y a environ 500 000 ans. Sauf, selon certains paléoanthropologues, en Indonésie, où il aurait survécu jusqu’à 50 000, voire 35 000 ans BP ou moins : le fameux Homme de Solo, dont les ossements fossilisés gisent sous le sol de Ngandong. Cet Homo erectus ‘attardé’, selon cette approche, aurait donc pu cohabiter avec Homo sapiens, arrivé là vers 40 000 ans BP.

On comprend donc l’importance de la datation de ce site, manifestement très complexe à appréhender : 35 000 ans, comme proposé par certains scientifiques, ou plutôt 200 000 ou 100 000, comme le suggèrent certains autres ?

A chaque méthode, une date différente

C’est en 1996 qu’une équipe de recherche, à partir de dents animales, avait daté ce gisement de fossiles à -35 000 / -50 000 ans. Mais d’autres scientifiques avaient suggéré que les sédiments pouvaient receler un mélange de restes animaux de cet âge, mêlés à des fossiles préhumains beaucoup plus anciens, eux. Le but du SoRT – qui comprend des membres de l’équipe de 1996 ainsi que certains de leurs opposants, il faut le souligner – a donc été ici de comprendre comment ce site s’était formé, d’évaluer la possibilité d’un mélange des couches, et, en fin de compte, de tenter de donner des éléments de datation plus ‘carrés’.

Analysant des restes d’animaux et menant des études géologiques et archéologiques depuis 2004, ces experts éliminent aujourd’hui l’hypothèse du mélange de strates d’âges différents : tous les restes se sont déposés sur le site au fil d’une ‘courte’ période de temps, et n’ont probablement pas été ‘mixés’ par des ruissellements sous-terrain ou des mouvements géologiques importants (qui auraient d’avantage endommagé les fossiles).

Appliquant aux dents d’animaux des méthodes de datation isotopiques ainsi que la technique dite de résonance de spin électronique (ESR en anglais), comme l’avaient fait leurs prédécesseurs, les universitaires australiens associés au projet ont obtenu des âges d’au maximum 143 000 ans. Datant les sédiments volcaniques par la technique de radio-datation argon-argon, par ailleurs, d’autres spécialistes du SoRT ont obtenu, eux, une valeur d’environ 550 000 ans…

Selon l’équipe, ces dates contradictoires s’expliquent probablement par la présence, soit d’éléments plus récents venus ‘contaminer’ les fossiles d’animaux, soit d’éléments minéraux légers très anciens venant ‘polluer’ les sédiments. Des phénomènes non liés, en tout cas, à un mouvement géologique important susceptible de mélanger les fossiles entre eux, et qui ne remettent pas en cause la validité des procédés, d’après le SoRT, qui maintient, en tout état de cause, cet ordre de grandeur de centaine(s) de milliers d’années.

L’enjeu

L’époque à laquelle Homo erectus a fréquenté ce lieu, et donc sa contemporanéité éventuelle avec l’homme moderne, revêt une grande importance dans le débat sur les origines de ce dernier.

Confirmer la présence simultanée de sapiens et d’erectus (à cet endroit ou à un autre) irait dans le sens du modèle dit « Out of Africa », qui suppose une telle cohabitation – suivie d’un remplacement des formes humaines ‘archaïques’ d’Eurasie par un sapiens fraîchement sorti d’Afrique.

Infirmer cette simultanéité – ce qu’estiment avoir fait ici les scientifiques du projet SoRT -, c’est amputer ce modèle d’un argument de poids, et donc alimenter plutôt la thèse ‘rivale’, celle dite « multi-régionale », selon laquelle l’homme moderne est issu d’un apport génétique des différentes populations d’Afrique, d’Europe et d’Asie, évoluant de concert – et se mélangeant au gré des migrations – pour donner notre espèce.

F. Belnet

Sources
ScienceDaily
LeMonde.fr
PLoSONE

Homo erectus

Homo erectus

A lire également

2007 Homo habilis et Homo erectus contemporains ?
2008 Homo erectus avait-il la grosse tête ?
06/11 Sapiens n’aurait jamais croisé Homo erectus à Java
07/11 Les derniers représentants de l’espèce Homo erectus ont 108 000 ans…
2014 Homo erectus gravait-il des coquillages ?
2015 Homo erectus en Turquie – Amelie Vialet
2020 Drimolen – 2 Ma –Homo erectus, Paranthropus robustus et Australopithecus Sediba 

Homo sapiens - Atlas
Homo sapiens Grand Atlas – Le Monde – 2 eme édition 2021
Dernieres nouvelles de Sapiens
Dernières nouvelles de Sapiens – Condemi / Savatier
Premiers Hommes
Premiers hommes – Un livre de Pascal Picq
Histoires d’ancêtres
La grande aventure de la Préhistoire
Les origines de l'humanité - Nouveaux scénarios
Les origines de l’humanité – Collectif Braga, Cohen, Maureille, Teyssandier
Un bouquet d'ancêtres
Un bouquet d’ancêtres Ss Dir Coppens /Vialet
Sapiens à l’œil nu – François Bon
Sapiens - Une brève histoire de l'humanité
Sapiens – Une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari
Brève histoire des origines de l'humanité
Brève histoire des origines de l’humanité Antoine Balzeau
La tyrannie du cerveau Jean Jacques Hublin
Dans la tête de nos ancêtres – Antoine Balzeau
Etudes et recherches

Navigation de l’article

Previous Post: Ukraine : les plus anciens Hommes modernes au sud de l’Europe de l’Est
Next Post: Les derniers représentants de l’espèce Homo erectus ont 108 000 ans…

Articles similaires

  • Les tentatives de créationnisme dans les écoles américaines ont échoué… Etudes et recherches
  • L’ADNmt de Néandertal Etudes et recherches
  • Des gravures de 75 000 ans attribuées à Néandertal à la Roche-Cotard Etudes et recherches
  • Scène de chasse - Sulawesi
    Une scène de chasse vieille de plus de 40 000 ans, en Indonésie Etudes et recherches
  • Datation des occupations successives des néandertaliens dans la grotte de El Salt Etudes et recherches
  • La Ferrassie 1, le néandertalien parle encore… Actualité

Articles connexes

Guattari, des hyènes et des Néandertaliens Etudes et recherches
Un outil pour fabriquer des cordes il y a 40 000 ans en Allemagne ! Etudes et recherches
Les jeunes paranthropes, une enfance accélérée ! Etudes et recherches
Dans la grotte Mayenne-Sciences, l’imagerie hyperspectrale (HSI) révèle des tracés paléolithiques disparus Etudes et recherches
Une nouvelle statuette féminine du Néolithique à Çatal Höyük, en Turquie Etudes et recherches
Des caries dentaires avant l’apparition de l’agriculture Etudes et recherches
Gestes d'éternité
Musée National de Préhistoire - Les Eyzies
Du 4 avril 2026 au 8 novembre 2026

adn animaux anthropologie archéologie art chasse conference conférence datation découverte espèce europe exposition femme france grotte génétique histoire hominidé homme homo homo sapiens humain image livre mobilier musée néandertal néolithique os outils paléolithique parietal prehistoire préhistoire préhistorique sapiens scientifique sépulture évolution

Sélection livres de préhistoire, anthropologie, paléogénétique...

L’exposition Trésors de la Préhistoire en Auvergne est présentée au musée d’art Roger-Quilliot du 13 mai au 20 septembre 2026, à Clermont-Ferrand.
Les activités de préhistoire à faire en famille en juillet et en août 2026 : expositions, ateliers, animations, visites.

  • Trésors de la Préhistoire en Auvergne27 juillet 2026
  • Turquie : Néandertal et Homo sapiens passent, les traditions demeurent20 juillet 2026
  • Les lundis de la Chapelle aux Saints – Conférences été 202616 juillet 2026
  • Tous les squelettes d’Homo Naledi sont de sexe féminin ?14 juillet 2026
  • Plus souvent des insectes au menu de Néandertal et des populations tropicales9 juillet 2026

Les livres de préhistoire

La France de la Préhistoire - Romain Pigeaud

La chaire-à-Calvin

PrehistoGuide Nouvelle Aquitaine - Jacques Jaubert

Dans la tête de nos ancêtres - Antoine Balzeau

Sélection livres de préhistoire, d'anthropologie, de paléogénétique...

Grande Galerie, 2ème étage

Grande Galerie de l'évolution

  • Trésors de la Préhistoire en Auvergne27 juillet 2026
  • Futur antérieur – Exposition les Eyzies29 juin 2026
  • Aux origines de l’Arménie préchrétienne23 juin 2026
  • Des préhistoriques à la plage – Aurignac18 juin 2026
  • Plus belle la mort21 mai 2026

Préhistoire sur la Vézère

  • Un cerveau plus grand entraine un corps plus important ? Etudes et recherches
  • Les réseaux sociaux d’Homo Sapiens et les premières images de l’humanité. Conférences
  • Homo naledi
    Homo naledi est-il premier partout ? sépulture, gravure, utilisation de lampes , c’est lui ? Etudes et recherches
  • Une main griffue peinte à Sulawezi il y a au moins 67 800 ans. Etudes et recherches
  • Le Roc-aux Sorciers, un abri sous roche paléolithique avec des gravures uniques Conférences
  • Archéo Actu 2024 Manifestations
  • Les relevés de l’art et les Arts du relevé Conférences
  • L’enfance de l’Humanité Conférences
pub
  • Actualité
  • Conférences
  • Etudes et recherches
  • Expositions
  • Livres
  • Manifestations

adn animaux anthropologie archéologie art chasse conference conférence datation découverte espagne espèce europe exposition eyzies femme france gravure grotte génétique histoire hominidé homme homo homo sapiens humain image livre mammouth mobilier musée néandertal néolithique origines os outils paléolithique parietal prehistoire préhistoire préhistorique sapiens scientifique sépulture évolution

  • Plan du site
  • Contact
  • Mentions légales
Hominides sur Mastodon

Copyright © 2008-2026 Hominides.com - Tous droits réservés