Accueil / Livres et médias / La vie quotidienne durant la Préhistoire – 40 000 – 10 000 avant notre ère
La vie quotidienne durant la Préhistoire – 40 000 – 10 000 avant notre ère
La vie quotidienne durant la Préhistoire – 40 000 – 10 000 avant notre ère
Sophie A. de Beaune
Éditions Nouveau Monde
Présentation par l’éditeur :
Les hommes préhistoriques n’étaient pas misérablement accoutrés de haillons, condamnés à pourchasser le gibier tandis que leurs compagnes grelottaient devant le feu, leurs enfants accrochés à leur sein. Même s’ils n’avaient pas encore domestiqué les plantes ni les animaux, ces anciens Homo sapiens maîtrisaient parfaitement leur environnement. Loin de se contenter de subvenir à leurs besoins matériels, ils ont développé un riche imaginaire dont les traces sont parvenues jusqu’à nous : grottes ornées, os, ivoire et bois de cervidé gravés, statuettes humaines et animales, instruments de musique…
Dans un style simple et direct, Sophie A. de Beaune mobilise ici les données les plus récentes pour raconter le quotidien de ces communautés où chacun participait aux tâches journalières selon ses aptitudes. À l’encontre des clichés et des légendes, grâce à la richesse de nos connaissances contemporaines, la réalité de ces temps très lointains nous est ainsi dévoilée.
Hominides.com
Avis aux influenceurs et influencés… ce livre n’est pas pour vous !
Bien sur vous pouvez le lire, c’est en vente libre, mais ici pas de superlatifs outranciers, pas de découverte extraordinaire, pas de mystère à percer, pas de secret à découvrir, pas d’information que l’on nous cache… la préhistorienne Sophie A. de Beaune vous dit tout sur la vie quotidienne des Hommes de la préhistoire mais en s’appuyant sur les études scientifiques et non en essayant de faire le buzz !
La version original de cet ouvrage date de 1995 mais il y a eu tant de découvertes (génétiques, archéologiques et anthropologiques) que sa réédition nécessitait une mise à jour. Certains paragraphes ont subi un petit lifting pendant que d’autres étaient carrément refondus.
La lecture du sommaire un peu plus loin vous permettra de découvrir que tous les sujets sont abordés, aussi bien matériels que spirituels… même si certains sont forcément moins précis ! Car c’est l’un des avantages de ce livre… quand l’auteure ne sait pas, elle le dit !
C.R.
L’autrice de La vie quotidienne durant la Préhistoire
Sophie A. de Beaune est préhistorienne, professeur à l’université Jean-Moulin Lyon 3, et chercheuse au laboratoire Archéologie et Sciences de l’Antiquité, à Nanterre. Elle étudie les comportements techniques et les aptitudes cognitives de l’homme préhistorique. Elle a notamment publié Qu’est-ce que la Préhistoire? (Gallimard, 2016), Pour une Archéologie du Geste et L’homme et l’Outil (CNRS Éd., 2000 et 2015) et co-dirigé Cognitive Archaeology and Human Evolution (CUP, 2009) et Préhistoire intime vivre dans la peau des Homo sapiens (Folio) ainsi que La vie quotidienne durant la préhistoire (Nouveau monde 2026)
Sommaire La vie quotidienne durant la Préhistoire
LE TEMPS D’AVANT HOMO SAPIENS..
Avant l’Homme, p. 13 – La genèse africaine, p. 15 – Les plus anciens Hominines : les Australopithèques et apparentés, p. 16- Les plus anciens représentants de la lignée humaine en Afrique, p. 20 – Le plus ancien peuplement européen, p. 24-Vie et mort des Néandertaliens, p. 25.
LES HOMO SAPIENS EUROPÉENS..
Les premiers Homo sapiens africains, p. 29 — Les sorties d’Afrique d’Homo sapiens, p. 32- Les Européens du Paléolithique supérieur, p. 34.
QU’EST-CE QUE LE PALÉOLITHIQUE?
Le Paléolithique archaïque, p. 41 – Le Paléolithique inférieur (ou ancien), p. 43 — Le Paléolithique moyen, p. 46 – Le Paléolithique supérieur (ou récent), p. 49 – Les subdivisions du Paléolithique supérieur, p. 51.
LE MILIEU PHYSIQUE…
Conséquences des glaciations, p. 64 – Le monde végétal, p. 66-Le monde animal, p. 68 – Une mosaïque de paysages, p. 75.
LE FEU.
De la domestication à la production du feu, p. 78 – La production du feu, p. 80 – L’entretien du feu, p. 82.
L’ARTISANAT….
Le travail de la pierre, p. 86 – Le travail de l’os et des bois de cervidés, p. 92 – Le façonnage de l’ivoire, p. 96 – La préparation des peaux, p. 97 – Le travail des matières végétales, p. 100 – La vie des objets, p. 103.
LA CHASSE
Les expéditions de chasse, p. 106 – Les stratégies de chasse,p. 109 – La chasse aux troupeaux d’herbivores, p. 110 – La chasse aux mammouths et rhinocéros, p. 116 – La chasse aux carnivores, p. 117 – La traque du petit gibier, p. 118 – Le chien, compagnon de chasse ?, p. 122 – Qui pratiquait la chasse ?, p. 123.
LA PÊCHE…..
La pêche en eau douce, p. 127 – Les techniques de pêche, p. 132 – La pêche en mer, p. 137 – La chasse au cachalot et au phoque, p. 139.
LE RAMASSAGE …
La collecte de matières premières, p. 144 – La cueillette de produits comestibles, p. 152.
LA CUISINE..
Le transport de l’eau, p. 159 – Les ustensiles de cuisine, p. 159 – Le gibier, p. 161 – Les fruits de mer, p. 165 – La conservation des aliments, p. 166.
NUTRITION ET SANTÉ
Les besoins nutritionnels, p. 170 – Un équilibre difficile,p. 172 – La malnutrition, p. 175 – Les maladies, p. 177 – Les causes de mortalité, p. 181.
L’HABITATION
Camp de base ou halte temporaire, p. 184- Choix de l’emplacement du camp de base, p. 185 – Grottes, abris sous roche ou habitats de plein air, p. 187 – Construction de l’habitation, p. 190 – Aménagement du campement, p. 197.
LE VÊTEMENT ET LA PARURE.
Le vêtement, p. 204 – La coiffure, p. 209 – La parure, p. 211.
LE DOMAINE DE L’ART.
Les techniques utilisées, p. 223 – Les thèmes figurés, p. 233 – Unité et diversité de l’art, p. 238.
LA PLACE DE L’ART DANS LA VIE QUOTIDIENNE…
Art public et art secret, p. 242 – Les motivations des artistes, p. 249 – La construction symbolique du « sanctuaire », p. 258.
JEUX ET MUSIQUE
Jeux et jouets, p. 265 – La musique, p. 268.
LA FRÉQUENTATION DES GROTTES…
L’appropriation de la grotte, p. 274 – Les modifications et aménagements de la grotte, p. 279 – L’éclairage de la grotte,p. 280 – Le cheminement dans la grotte, p. 284 – Le supposé culte de l’ours, p. 289.
LES PRATIQUES FUNÉRAIRES …
L’inhumation, p. 292 – Les doubles funérailles, p. 301 – Le cannibalisme, p. 306.
LE TEMPS ET L’ESPACE DOMESTIQUÉS…
Le nomadisme saisonnier, p. 309 – Sédentarité ou semi-sédentarité, p. 311 – Regroupement et dispersion saisonniers, p. 313 – Une identité régionale, p. 316 – Échanges entre groupes ou expéditions lointaines, p.
LA SOCIÉTÉ…
Démographie, p. 320 – L’origine de la famille, p. 325 – Répartition et spécialisation des tâches, p. 328 – Une société spécialisée ?, p. 332 – Société hiérarchique ou égalitaire ?, p. 335.
ET APRÈS :
ABRÉVIATIONS.
BIBLIOGRAPHIE.
INDEX DES SITES.
NOTES
DE LA MÊME AUTRICE…
Un extrait de La vie quotidienne durant la Préhistoire
La parure
Les éléments de parure les plus anciens ont entre 100 000 et 135 000 ans et ont été retrouvés dans plusieurs sites d’Afrique occupés par des Homo sapiens. Ce sont des coquilles de gastéropodes marins perforées dont la plus importante série provient de la grotte des Pigeons, au Maroc, dans un niveau daté de 82 000 ans : ce sont treize coquilles regroupées dans un secteur réduit qui étaient couvertes d’ocre rouge et dont onze étaient perforées. Et la grotte de Blombos, en Afrique du Sud, a livré 41 petits coquillages perforés datés de 77 000 ans.
En Europe, les plus anciennes parures ont entre 41 000 et 44 000 ans et proviennent de sites d’Europe centrale et de Turquie. Elles sont ensuite abondantes dans toute l’Europe où on les trouve aussi bien dans les sépultures que dans les habitats. Des ateliers de perles en stéatite et en ivoire ont même été repérés dans les abris de Castanet et Blanchard en Dordogne, occupés à l’Aurignacien, ce qui nous renseigne sur leurs techniques de fabrication.
Durant tout le Paléolithique supérieur, les éléments de parure sont aussi variés qu’abondants, que ce soit des pendeloques et des perles en pierre, en os, en bois de cervidé ou en ivoire et des dents et coquilles dont la perforation permettait la suspension. Les abondantes perles et les coquillages perforés accompagnant les défunts dans la tombe semblent indiquer qu’une grande partie des petites pendeloques était portée en collier ou cousue sur des vêtements.
Particulièrement bien représentées dans les sépultures, les parures étaient aussi portées par les vivants, comme en témoignent les figurations humaines arborant colliers et bracelets de cheville et de bras.
Il n’est cependant pas certain que tous ces objets perforés aient été destinés à la parure du corps. Ils pouvaient en effet, surtout pour les plus volumineux d’entre eux, être fixés sur des sacs, des paniers, des instruments de musique ou encore sur les parois de la tente. Ainsi, certains grands coquillages concaves utilisés comme récipients étaient munis d’une perforation qui a fort bien pu servir à les suspendre, de sorte que la présence d’une perforation sur un objet ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un élément de parure!.





Nicolas Teyssandier


L’enfance de l’humanité
Pedro Lima




