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La « paresse », notion scientifique pour définir le comportement d’une espèce ?

Posted on 25 août 201822 mars 2025 By Christian

La « paresse », nouvelle notion scientifique pour définir le comportement d’une espèce ?
L’extinction d’Homo erectus serait-elle due à la recherche du moindre effort et d’un manque d’adaptation aux changements environnementaux ? Homo erectus était-il paresseux ?

De fouilles archéologiques ont été menées en 2014 sur le site de Saffaqah, près de Dawadmi, en Arabie Saoudite centrale. Le projet Palaeodeserts a réexaminé Saffaqah 206-76 en vue d’affiner la chronologie et les processus de formation du gisement, d’évaluer la technologie des outils en pierre et de situer le site dans son contexte environnemental. L’Université Nationale Australienne (ANU) publie dans Plos One les résultats des recherches qui tente d’expliquer l’extinction d’Homo erectus, par un manque d’adaptation et une sorte de paresse des individus…

Image Eclat Shipton et al, doi: 10.1371/journal.pone.0200497.

L’équipe a analysé des milliers d’artefacts retrouvés dans les couches de la stratigraphie. La majorité d’entre eux sont réalisés en andesite, parfois en quartz, rhyolite et assez rarement en granit. La datation Uranium-Thorium effectuée sur les calcaires adhérant aux outils indique que certains d’entre eux avaient plus de 200 000 ans, ce qui faisait de Saffaqah 206-76 l’un des plus anciens sites archéologique de la péninsule arabique. La production lithique est variée. Les chercheurs ont référencé la panoplie complète du petit acheuléen : nucléus, éclats, éclats retouchés, bifaces façonnés ainsi que des hachoirs et des pics. L’évaluation technologique des artefacts et leur étude systématique permet de reconstituer les utilisations et les durées de vie des outils en pierre.
L’étude précise que les hominidés acheuléens à Saffaqah étaient forts et habiles, leur adaptation étant assurément un succès depuis un certain temps. Jusque-là les conclusions de l’étude sont classiques interessantes et totalement logiques…

Vue générale du site Saffaqah Image Shipton et al, doi: 10.1371/journal.pone.0200497.

Une économie de gestes ?

En examinant l’origine de la matière première des outils, les archéologues ont pu déterminer que les hominidés de Saffaqah utilisaient la pierre à proximité du campement même si elle était jugée de moins bonne qualité. Pour les chercheurs il aurait suffi de se déplacer un peu pour trouver une bonne matière première.
Selon Ceri Shipton l’auteur principal de cette étude, « pour fabriquer leurs outils en pierre, ils utiliseraient toutes les roches qu’ils pouvaient trouver autour de leur camp, qui étaient de qualité relativement faible alors qu’un grand éperon rocheux de pierre de qualité se trouvait à une courte distance de là, sur une petite colline. Mais plutôt que de faire le trajet, ils n’utilisaient que les morceaux qui étaient tombés et se trouvaient au pied de l’éperon. »
Il rajoute « Quand nous avons examiné l’affleurement rocheux, il n’y avait aucun signe d’activité humaine, d’artefacts ou d’extraction de la pierre. »
Par ailleurs l’étude indique que si l’environnement était en évolution (vers une une plus grande aridité), les techniques et les stratégies pour fabriquer les outils ne changeaient pas. Ceri Shipton en conclue que les hominidés étaient donc partisans du « moindre effort » et très conservateur, bref qu’ils étaient paresseux ! En projetant le chercheur indique que cette paresse pourrait avoir contribué à l’extinction de l’espèce !
Si les études semblent tout à fait cohérentes, les conclusions ne sont pas très scientifiques et il parait difficile de déterminer un comportement humain (généralement individuel) à partir des études d’un seul gisement.

Image outillage Shipton et al, doi: 10.1371/journal.pone.0200497.

Cette paresse ne fait pas l’unanimité

Homo erectus est une espèce d’hominidé qui vivait il y a 1,9 millions d’années et a disparu il y a environ 150.000 ans. Elle a donc fait ses preuves en termes de capacité d’adaptation… qui ne peut être remise en cause par un seul site !
Amélie Vialet, paléoanthropologue au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) émet également des doutes : «j’ai quelques réticences sur les conclusions. Il est très difficile en général de tirer des conclusions à partir de quelques outils sur le comportement de toute une espèce : Homo erectus a vécu plusieurs centaines de milliers d’années, sur un territoire extrêmement vaste.» (Figaro)
Le site de Saffaqah n’a délivré aucun reste d’hominidé, c’est donc une déduction plausible que les outils aient été façonnés par Homo erectus mais absolument pas une certitude !
L’anthropologue Chris Stringer (Natural History Museum, Londres) interviewé par le site Inverse que l’affirmation d’un Homo erectus paresseux est « une extrapolation sans fondement tant que l’on ne peut pas être sûr de l’espèce qui a façonné les outils et avoir une datation plus précise ».
La paléoanthropologue Dominique Grimaud-Hervé (MNHN) précise au Figaro « Les chercheurs eux-mêmes ne parlent pas directement d’Homo erectus dans leur publication, contrairement au communiqué de l’ANU, mais seulement de population acheuléenne. »

C.R.

Sources

Sciences Daily
Acheulean technology and landscape use at Dawadmi, central Arabia
Ceri Shipton , James Blinkhorn, Paul S. Breeze, Patrick Cuthbertson, Nick Drake, Huw S. Groucutt, Richard P. Jennings, Ash Parton, Eleanor M. L. Scerri, Abdullah Alsharekh, Michael D. Petraglia
PlosOne

Figaro


Inverse

Homo erectus

Homo erectus

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Etudes et recherches Tags:acheuléen, arabie saoudite, archéologie, homo erectus, manque adaptation, paléolithique, paresse, paresseux, préhistoire

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