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Exposition - Signes de richesse - Inégalités au Néolithique- Musée de Préhistoire - Eyzies-de-Tayac

Signes de richesse
Inégalités au Néolithique
Musée national de Préhistoire
Les Eyzies-de-Tayac
Du 27 juin au 15 novembre 2015

Signes de richesse - Inégalités au paléolithique  - expo EyziesLa fin de la Préhistoire se caractérise un peu partout dans le monde par l'émergence des premières sociétés hiérarchisées. Les causes de cette mutation irréversible sont à rechercher dans le passage à l'économie de production consécutive à l'invention de l'agriculture et de l'élevage.
Les traces archéologiques de ce phénomène majeur de l'histoire humaine sont nombreuses même si elles restent le plus souvent indirectes. La structuration des sociétés sans écriture ne peut en effet être appréhendée qu'au travers de réalisations matérielles laissées par les populations anciennes. Dans cette reconstitution toujours en débat, les chercheurs s'appuient sur différents indicateurs au premier rang desquels figurent l'architecture qui apparaît à cette époque et les tombes dont le nombre prolifère par rapport aux périodes antérieures.
Qu'il s'agisse de bâtiments en terre ou en pierre, de fortifications ou de tombes monumentales, les premières constructions sont le signe d'un encadrement par des hommes de l'art à tout le moins et plus encore par des hommes capables de motiver suffisamment leur communauté. Le surcroît de travail généré par nombre de ces ouvrages collectifs ne peut guère se concevoir en dehors d'une stratification des individus au sein des sociétés.
On en retrouve d'ailleurs des traces plus tangibles au sein des tombes où des inégalités en matière de viatique ou d'architecture funéraire -dont certaines confinent au gigantisme- ont été observées.
Pour illustrer ces transformations qui vont conduire peu à peu aux grandes civilisations de l'Histoire, le Musée des Eyzies a choisi un angle plus original mais aussi plus facilement muséographiable : celui des signes de richesse au Néolithique.
L'apparition de sociétés dans lesquelles existaient des dénivelés importants entre individus, a également entraîné celle d'un affichage des statuts les plus favorisés. S'il n'en subsiste que des témoignages indirects, il n'en reste pas moins qu'on voit se multiplier des objets façonnés en matériaux nobles ou exotiques qui semblent avoir été fabriqués aux seules fins de diffusion et que l'on retrouve à des distances parfois considérables de leur lieu de production.
Alors que nombre de ces objets ont été recueillis depuis longtemps principalement en contexte funéraire, la recherche actuelle s'intéresse dorénavant aussi à leur acquisition en recherchant les lieux d'approvisionnement en matière première mais aussi aux transformations éventuelles qui ont accompagné leur transfert sur de vastes territoires.


PREMIERS OBJETS-SIGNES

Les parures en coquillages de la Méditerranée sont les plus anciens objets à avoir circulé sur de très longues distances entre 5500 et 4900 avant J.-C. Seules quelques espèces ont été utilisées. Le spondyle, très prisé en raison de sa forte épaisseur de nacre, autorisait la confection de perles, bracelets et fermoirs de ceinture ou de vêtements. Ces objets devenus très exotiques dans les plaines du Danube, du Rhin et du Bassin parisien, ont
servi de signes de distinction sociale.

Parure de la tombe du Basdes-Vignes, Vert-la-Gravelle (Marne), une des trois plus riches du Rubané du Nord de la France Plus de 1 000 objets ont été assemblés pour constituer la parure de cette femme de moins de 30 ans : un vêtement brodé de plus de 800 coquillages marins venant de Manche ou d'Atlantique (dentales : Antalis sp.), un grand bracelet épais en calcaire au coude droit, un collier de 63 perles circulaires en coquilles fossiles d'origine régionale autour du cou et, sur son buste, un grand plastron composé de 166 perles plates trapézoïdales en coquilles de même origine.
Parure rubané

À côté de sa tête, selon une pratique avérée dans d'autres sépultures, avait été déposé un fermoir de ceinture en spondyle. La quantité considérable des parures ainsi que leur diversité et leur complexité, suggèrent que la défunte avait, elle aussi, un statut privilégié au sein de sa communauté.
Bracelet : D. 10,4; ép. 1,9 cm.
Épernay, musée régional d'Archéologie et du vin de Champagne
© Ville d'Epernay


PRODUITS DE LUXE

Entre 5500 et 3500 avant J.-C. circulent des objets en roches rares, très dures et généralement verdâtres. Leur fabrication a nécessité un travail extrêmement long de mise en forme, de polissage et pour certains de perçage rotatif. Les jades et la serpentinite des Alpes sont recherchés pour les haches polies et les instruments perforés, la variscite ibérique pour les perles et pendentifs. Ces signes de richesse inestimable ont été diffusés à plus de mille kilomètres.

Collier néolithique

Collier de 17 grosses perles en variscite de la grotte du Salpêtre, à Pompignan (Gard), trouvé avec des vestiges de la culture chasséenne Fouilles Serge Cours Dimensions de la plus grosse perle: L. 2,5; d. 1,5 cm Montpellier, Drac Languedoc-Roussillon – Sra
© Sophie Izac, Drac / SRA Languedoc-Roussillon

 


TECHNIQUES DE POINTE

Entre 4500 et 1800 avant J.-C., sont diffusés d'autres objets dont la valeur est conférée par un savoir-faire sophistiqué détenu par des spécialistes. Ainsi, les silex du Grand-Pressigny sont débités par percussion indirecte par des maîtres-tailleurs, et ceux de Provence par une méthode de pression au levier armé d'une pointe en cuivre. Les très longues lames obtenues sont transformées en poignards qui imitent ou concurrencent les modèles importés de la première métallurgie du cuivre.

Ornements en or - Néolithique

Ornements en or du tumulus des Sables, à Saint- Laurent- Médoc (Gironde)
L. 1,6 cm pour les deux
Fouilles Patrice Courtaud et Antoine Chancerel
Bordeaux, ministère de la Culture etde la Communication, DRAC Aquitaine
© Musée national de Préhistoire / photo Philippe Jugie





En pratique
L'exposition "Signes de richesse Inégalités au Néolithique" au Musée de préhistoire des Eyzies-de-Tayac

Horaires :
Juillet et août | Sans interruption de 9h30 à 18h30 tous les jours
Juin et septembre | Sans interruption de 9h30 à 18h, fermé le mardi
Octobre à mai | De 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h30, fermé le mardi
Fermé le 25 décembre et le 1?? janvier.
Dernière admission 45 minutes avant la fermeture.
Évacuation de la galerie basse 30 minutes avant la fermeture.


Tarifs* :
Public individuel (Majoration de 2 € du 27/06 au 15/11/15)
Entrée | 6 €, tarif réduit : 4,50 €
Visite | 1h : 9 €, tarif réduit sous conditions, gratuit pour les moins de 13 ans.
Visite | 1h30 : 11 €, tarif réduit sous conditions, gratuit pour les moins de 13 ans.
* Sous réserve de modification


Lieu de l'exposition :
Musée national de Préhistoire
1, rue du Musée
24 620 Les Eyzies-de-Tayac
Tél. 05 53 06 45 45



Site officiel


 

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Mise en ligne le 15/07/15