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Livre - Représentation de l’intimité féminine - J.-P. DUHARD & B. et G. DELLUC – Préface Y. COPPENS

Représentation de l'intimité féminine dans l'art paléolithique en France
Jean-Pierre DUHARD & Brigitte et Gilles DELLUC
Préface d’Yves COPPENS



représentation intimité féminine dans l'art paléolithique en France



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mais disponible à l'Université de Liege


Représentation de l'intimité féminine dans l'art paléolithique en France

Un livre entièrement consacré à un sujet aussi spécialisé il fallait oser l'écrire... et le publier !

Un travail et un inventaire minitieux a permis aux auteurs de repertorier pas moins de 241 vulves du paléolithique en France.

Gravées, sculptées, dessinées, modelées les auteurs ont rassemblé l'ensemble des représentations quelles soient souvent très schématiques, et parfois assez détaillées.

Avec cet ouvrage, à réserver aux spécialistes de l'art paléolithique, vous saurez ou retrouver ces vulves cachées au fond des infractruosités de la roche, gravés sur un baton percé, sculptées sur un bloc de calcaire.





Broché: 192 pages
Editeur : Eraul 136 (Editions dirigées par le professeur Marcel Otte)


Les auteurs

Jean-Pierre Duhard, docteur en Préhistoire et médecin gynécologue, a déjà étudié le réalisme des images féminines et masculines paléolithiques. Sa contribution au présent ouvrage est spécialement orientée sur l'anatomie féminine et l'insertion symbolique de la représentation vulvaire dans l'art paléolithique.
Brigitte Delluc, docteur en Préhistoire & Gilles Delluc, docteur en Préhistoire et Anthropologie (Muséum national d'Histoire naturelle, UMR 7194 du CNRS), médecin des hôpitaux (H), au cours de leurs travaux, ont découvert et étudié de nombreuses représentations de vulves paléolithiques. Dans cet ouvrage, ils fournissent un inventaire méthodique de ces graphismes dans l'art paléolithique en France.

Sommaire Représentation de l'intimité féminine dans l'art paléolithique en France

Préface, Yves Coppens

Préambule

Chapitre I – Description de la vulve
A – Terminologie
1 – Terminologie des préhistoriens
2 – Terminologie des anatomistes
B – La représentation paléolithique de la vulve
1 – Morphologie des vulves incorporées
2 – Influence de la culture et du support
3 – Le point de vue fessier de la vulve

Chapitre II – Les représentations génitales féminines paléolithiques
A – Le diagnostic de vulve féminine
1 – Reconnaître une vulve féminine dans la représentation
2 – Éliminer les représentations qui ne sont pas des vulves féminines
B – Les représentations paléolithiques de la vulve

Chapitre III – Corpus des représentations de vulves au Paléolithique

1 – Arcy Cheval
2 – Arcy Grande grotte
3 – Bédeilhac
4 – Blanchard
5 – Castanet
6 – Cavaille
7 – Cazelle
8 – Cellier
9 – Chaffaud
10 – Chauvet
11 – Comarque
12 – Combarelles
13 – Cosquer
14 – Cussac
15 – Les Deux Ouvertures
16 – La Ferrassie
17 – Le Font-Bargeix
18 – Le Fourneau du Diable
19 – Fronsac
20 – Gabillou
21 – Gargas
22 – Gaudry
23 – Gouy
24 – Guy-Martin
25 – Jolivet
26 – Ker de Massat
27 – Lascaux
28 – Laugerie-Haute ouest
29 – Laussel
30 – Limeuil
31 – Madeleine
32 – La Marche
33 – Margot
34 – Mas d'Azil
35 – Montespan
36 – La Mouthe
37 – Oulen
38 – Pair-non-Pair
39 – Pataud
40 – Pergouset
41 – La Peyzie
42 – Le Placard
43 – Le Poisson
44 – Le Roc-aux-Sorciers
45 – Le Roc de Marcamps
46 – La Roque
47 – Roucadour
48 – Sous-Grand-Lac
49 – Le Tuc d'Audoubert


Chap itre IV – Naturalisme des images génitales paléolithiques

A – Les Paléolithiques et l’anatomie
1 – L’anatomie humaine externe
2 – L’anatomie humaine interne
B – Le réalisme des vulves paléolithiques
1 – Réalisme et graphisme
2 – Le schématisme anatomique
3 – Le réalisme anatomique
4 – Raisons au défaut de réalisme « photographique »
5 – Le réalisme physiologique
C – Réalisme et symbolisme
1 – L’évocation de la fécondité
2 – Sociologie de la sexualité
3 – L’évocation de la sexualité des Paléolithiques
4 – Les manifestations de la sexualité dans l’art des Paléolithiques
5 – La vulve et le sang

Chapitre V – La vulve dans l’art paléolithique : comment, qui et pourquoi ?
A – Une image vulvaire multiforme
1 – Montrée et cachée
2 – Miniature et démesurée
3 – Arrondie et angulaire
4 – Sur parois ou blocs et mobilière
5 – Associées entre elles
6 – Pariétale complétée par un corps humain
7 – Associée à un humain féminin
8 – Associée à un humain masculin
9 – Associée à un phallus
10 – Associée à un humain de sexe indéterminé
11 – Associée à un animal
12 – Uniques et isolées
B – Qui sont les auteurs des œuvres ?
1 – L’âge des artistes
2 – Le sexe des artistes et la division sexuelle du travail
3 – Le révisionnisme féministe
4 – Des œuvres faites pour les hommes ?
5 – Que penser du rôle respectif de l’homme et de la femme
dans les sociétés préhistoriques ?
C – Pourquoi représenter des vulves ?
1 – La vulve,  organe sexuel
2 – L’instinct de plaisir et l’hétérosexualité
3 – Une production artistique sexualisée dans les cavernes et abris
4 – Une production artistique sexualisée dans les gisements mobiliers
5 – Les « ex-votos »
6 – Les analogies entre pariétal et mobilier
7 – La vulve,  première écriture
8 – La vulve, une des premières figurations des Paléolithiques
9 – La vulve, une forme d’écriture
10 – L’art et le langage
11 – L’orage hormonal de l’adolescence

Conclusion

Bibliographie

La préface de Représentation de l'intimité féminine dans l'art paléolithique en France

À la mémoire de Michel Garcia, ichnologue, qui a couru avec passion les grottes, leurs rupestres et leurs empreintes et qui faisait partie de mon laboratoire.

Lorsque l'érosion des déserts d'Éthiopie nous a offert le squelette de Lucy, plus de 3 millions d'années après son enfouissement, c'est en morceaux que je l'ai offerte à mon tour aux chercheurs de mon laboratoire qui sont ainsi devenus, à l'orée de leur carrière, les spécialistes d'un os ou d'une articulation ; cette apparente réduction a, en réalité, fait d'eux des experts mondiaux de leur « morceau choisi » ce qui ne les a évidemment pas empêchés d'étendre ensuite leur connaissance au reste du corps.
Lorsque, de la même manière, trois auteurs, tous trois préhistoriens, deux sur trois médecins (dont un gynécologue), m'ont offert un généreux travail sur la figuration des organes génitaux externes féminins dans l'art paléolithique français, je l'ai consulté avec l'attention et la confiance que méritait l'oeuvre d'experts de cette qualité et j'y ai en effet appris mille choses qu'aucune autre étude ne m'avait révélées.
J'ai ainsi appris par exemple que, dans les représentations humaines, celles de la vulve étaient majoritaires – leur précieux corpus en a retenu 241 -, suivies de celles de la femme, celles de l'homme et celles du phallus, et que, parmi ces représentations, celles gravées représentaient l'écrasante majorité, suivies par les figurations sculptées, les peintes et les modelées, sur des supports majoritairement mobiliers, puis immobiliers (pariétaux) et enfin sur des blocs. J'ai aussi appris que ces représentations étaient extrêmement diversifiées, parfois très schématiques, voire abstraites, d'autres fois étonnamment descriptives, permettant de distinguer la vue pubienne de la vue périnéale, ou de reconnaître leur appartenance à une jeune fille, une femme gravide, une femme multipare, une femme porteuse des stigmates de ses maternités, etc.
J'ai encore appris – mais je le savais déjà un peu – que cet art, malgré son incroyable durée de presque 20 000 années, avait maintenu une unité de style incontestable, mais que, tout de même, l'Aurignacien, le Gravettien, le Solutréen et les trois étages du Magdalénien n'en présentaient pas moins des caractéristiques différentes ; de manière d'ailleurs peut-être prémonitoire, les auteurs, devant l'élaboration des gravures aurignaciennes, se demandaient si la tradition de leur exécution n'était pas en fait beaucoup plus ancienne.
La présentation anatomique m'a rappelé mes dissections de 1re année sur les bords de la Vilaine ou au Service du don des corps de la rue des Saints-Pères.
J'ai décortiqué avec beaucoup d'intérêt la longue discussion aussi rigoureuse que critique, sur la recherche de la nature des auteurs de ces oeuvres (sexe, âge, statut) et leurs motivations et sur les sujets traités et leurs traitements ; les conditions sportives de l'accès aux sites choisis pour leur exécution et cette exécution elle-même - j'ai fait moi-même certains de ces parcours – signes, disent les auteurs, des artistes au moins majoritairement masculins et jeunes et j'en suis convaincu.
Quant aux significations des oeuvres, comme nous ne pouvons guère faire autrement que de projeter sur leurs recherches nos modes de pensée et nos cultures, nous ne les connaîtrons sans doute jamais complètement ; ceci étant dit, j'adhère volontiers encore une fois au regard logique et sain des trois auteurs qui y voient une connotation sacrée (tout geste devait alors plus ou moins l'être), message codé pour ceux, triés, invités à venir les lire – des visites initiatiques peut-être –, mais qui y voient aussi une autre facette du même message, bien proche d'une écriture, sur la féminité, la sexualité, la fécondité, la création du monde et tout ce que l'on voudra de cette nature, liée aux fonctions de l'organe représenté, mais jamais détaché de l'érotisme qui lui appartient.
N'oublions pas que ces figures font partie d'un « système » et que, si on peut les étudier à part, on ne peut oublier qu'elles participent à une explication du monde, à une vraie cosmogonie.
Je reprendrai des auteurs leurs conclusions et les ferai miennes : cet art génital paléolithique est un art du normal, mais aussi un art de l'obscurité et par suite un art du secret; c'est encore évidemment un art de la fécondité et de la sexualité dû à de bien « attentifs observateurs et talentueux graphistes ».
Saluons Jean-Pierre Duhard, brillant récidiviste, Gilles et Brigitte Delluc qui mériteraient de voir leurs noms gravés ou peints aux côtés des oeuvres qu'ils étudient ; leur travail à tous les trois est immense – ici en l'occurrence le répertoire des vulves et son analyse –, courageux, sain, généreux, rigoureux et je les remercie de m'avoir accordé leur confiance pour pareille introduction.

Yves Coppens





A écouter, sur France Info l'interviews de Yves Coppens à propos de Représentation de l'intimité féminine dans l'art paléolithique en France



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Mise en ligne le 19/07/14