Skip to content
  • Facebook Hominides
  • Instagram
Logo Hominides.com

Hominides

Les évolutions de l'Homme, de Toumaï à Homo sapiens

  • Accueil
  • Dossiers
    • Evolution des espèces
    • Spécialistes
    • Animaux préhistoriques
  • Articles
  • Chronologie
    • La Terre et la vie
    • La Préhistoire
    • Les cultures lithiques
  • Art préhistorique
  • Les hommes préhistoriques
  • Musées & Sites
  • Livres et médias
  • Enfants
  • Toggle search form
Accueil / Accueil – articles / L’aiguille et la peau
  • Marathousa, les plus anciens outils taillés dans le bois par l’homme Etudes et recherches
  • Neandertal travaillait le bois il y a 45 000 à 62 000 ans Etudes et recherches
  • Schöningen, plusieurs techniques pour le travail du bois au Paléolithique Etudes et recherches
  • Les restes d’une structure en bois datés de 476 000 ans en Zambie Etudes et recherches
  • Flèches et culture il y a 48 000 ans dans le sud de l’Asie Etudes et recherches
  • Une arme de jet en bois de 300 000 ans Actualité
  • Schöningen, le site aux javelots vieux de 300 000 ans Actualité
  • Des lances à pointe de pierre dès -0,5 Ma Etudes et recherches

L’aiguille et la peau

Posted on 7 septembre 202611 septembre 2026 By Christian


L’aiguille et la peau
Exposition temporaire
Du 30 mai au 6 décembre 2026
Musée et Site archéologiques d’Argentomagus
Saint Marcel

Conçue par les musées communautaires, Musée archéologique d’Argentomagus et Musée de la Chemiserie et de l’Elégance masculine, cette exposition est consacrée à l’usage associé de l’aiguille et de la peau à travers les millénaires, depuis la Préhistoire jusqu’à la période contemporaine. Témoin de la pratique de la couture à chaque époque et parmi l’un des objets les plus fins de l’artisanat, l’aiguille à chas est emblématique dans les deux musées.

L’aiguille et la peau
Exposition Argentomagus
Visite de l’exposition Aiguille et peau

Bienvenue dans cette exposition consacrée à deux éléments qui, à première vue, semblent bien modestes : une aiguille et une peau. Pourtant, leur association a profondément accompagné l’histoire de l’humanité. En parcourant les millénaires, nous allons découvrir comment ces deux matières et ces deux outils ont permis aux hommes de se vêtir, de se protéger, mais aussi de créer, de décorer et d’affirmer leur identité.

Argentomagus, L’aiguille et la peau @Musée d’Argentomagus 2026

Notre parcours commence à la Préhistoire. Imaginez les premiers artisans, travaillant des matières naturelles avec des outils rudimentaires, cherchant à assembler des morceaux de peau pour fabriquer des vêtements adaptés à leur environnement. Parmi les objets les plus étonnants de cette période figure l’aiguille à chas. Fine, fragile en apparence, elle témoigne pourtant d’une grande maîtrise technique.

Argentomagus, L’aiguille et la peau @Musée d’Argentomagus 2026

Les plus anciennes aiguilles à chas connues aujourd’hui remontent à environ 40 000 ans avant le présent. Leur apparition constitue une véritable révolution : en permettant de faire passer un fil à travers la matière, elles rendent possible une couture plus précise et plus solide. Fabriquées principalement en os, elles accompagnent les populations préhistoriques dans la confection de leurs vêtements et de nombreux objets du quotidien.

Argentomagus, L’aiguille et la peau @Musée d’Argentomagus 2026

En avançant dans le parcours, nous retrouvons ces témoignages dans notre région. Il y a environ 20 000 ans, les groupes badegouliens de l’abri Fritsch, à Pouligny-Saint-Pierre, utilisent déjà des aiguilles à chas en os. Quelques millénaires plus tard, vers 14 000 ans avant le présent, de nombreux exemplaires sont également retrouvés dans les habitats du coteau de La Garenne, à Saint-Marcel. Ces découvertes nous permettent de mieux comprendre les gestes et les savoir-faire des populations qui occupaient alors le territoire.

Poursuivons notre chemin jusqu’à l’époque gallo-romaine. À Argentomagus, l’aiguille évolue et les matériaux utilisés pour sa fabrication se diversifient. L’os laisse progressivement place à des alliages cuivreux, révélant les progrès de la métallurgie et l’adaptation des techniques aux nouveaux besoins. L’objet reste petit, mais son importance est considérable : il accompagne les pratiques de couture et participe à la transformation des matières.

Puis, changement d’époque et nouveau tournant technologique : nous arrivons au XIXe siècle. Avec le développement de l’industrie textile à Argenton, l’acier s’impose progressivement dans la fabrication des aiguilles. La production se mécanise, les usages se multiplient et l’aiguille devient un élément indispensable de l’industrie de l’habillement. Derrière cet objet devenu familier se cache donc une longue histoire d’innovations et de savoir-faire.

Argentomagus, L’aiguille et la peau @Musée d’Argentomagus 2026

Mais l’aiguille n’a de sens que lorsqu’elle rencontre une matière à travailler. C’est ici que la peau entre véritablement dans notre histoire.

Avant d’être transformée en cuir, la peau est une matière brute, directement issue de l’animal. Pendant des milliers d’années, elle est préparée et travaillée manuellement. Le tannage permet de la rendre plus résistante et plus durable. Avec le développement des tanneries, puis leur industrialisation, ces opérations changent d’échelle et répondent à des besoins toujours plus importants.

Associée à un fil suffisamment résistant — tendon animal ou fibres végétales — la peau devient une matière particulièrement polyvalente. Elle permet de confectionner des vêtements, des chaussures ou des chausses, mais également des couvertures, des tentures et de nombreux objets nécessaires à la vie quotidienne.

Nécessaires de couture
Argentomagus, L’aiguille et la peau @Musée d’Argentomagus 2026
Du fil oui… mais lequel ?
Argentomagus, L’aiguille et la peau @Musée d’Argentomagus 2026

En observant les pièces présentées dans l’exposition, on comprend également que le vêtement n’est jamais seulement destiné à protéger le corps. Il peut raconter une histoire. Par sa matière, sa forme, ses couleurs, ses ornements ou sa qualité, il indique une appartenance, un statut social ou une identité culturelle. S’habiller, c’est donc aussi se présenter aux autres et affirmer qui l’on est.

Cette importance de la peau dépasse largement le domaine de l’habillement. Dès les premiers siècles de notre ère, son utilisation se développe considérablement dans le monde romain. Les besoins de l’Empire sont nombreux : équipements civils, objets du quotidien, vêtements, accessoires, mais aussi matériel destiné aux militaires. La peau devient ainsi une ressource essentielle, exploitée et transformée selon des usages très variés.

Dans la peau des animaux @S. Beyries et C. Karlin
Travail du cuir chez les Tchouktches @S. Beyries et C. Karlin.
Combinaison en peau de renne
© Musée archéologique d’Argentomagus

Au fil de la visite, l’aiguille et la peau apparaissent donc comme les deux fils conducteurs d’une histoire beaucoup plus vaste. Ils nous parlent de techniques, d’artisanat et d’industrie, mais aussi des relations entre les hommes, leur environnement et les animaux.

Avant de quitter l’exposition, prenez le temps de regarder à nouveau ces objets. Une aiguille, si petite soit-elle, peut sembler insignifiante. Une peau peut paraître n’être qu’une simple matière. Pourtant, réunies, elles racontent des dizaines de milliers d’années d’invention, d’adaptation et de transmission des savoir-faire.

Et aujourd’hui encore, l’utilisation de la peau et de la fourrure nous questionne. Elle nous invite à réfléchir à notre rapport à l’animal, aux ressources naturelles et à notre manière de produire et de consommer. Ainsi, au-delà de l’histoire de la couture et de l’habillement, cette exposition nous conduit finalement à nous interroger sur notre propre relation aux matières qui nous entourent.

En pratique
L’aiguille et la peau au Musée et Site archéologiques d’Argentomagus
Exposition du 30 mai au 6 décembre 2026

Lieu de l’exposition :
Musée et Site archéologiques d’Argentomagus
Les Mersans – 36200 Saint Marcel
Site officiel

Horaires
9h30-12h et 14h-18h.
Fermeture le mardi.

Tarif :
Billet unique Argentomagus et Chemiserie : 8€
Billet unique tarif réduit: 5€ (* sur présentation d’un justificatif)
Le tarif réduit s’applique pour les enfants de 6 à 17 ans, les étudiants*, les demandeurs d’emploi* et les personnes en situation de handicap*.

A lire également,
2016 Une aiguille à chas datée entre 40 000 et 45 000 ans ?
2024 Les aiguilles à chas, une révolution dans nos comportements ?

Homo sapiens femme avec parure

Les bijoux de la préhistoire

Art mobilier

Couture et habillement

Livres sur l’art mobilier

Langage sans parole
Matières d’art
Grands sites d’art Magdaléniens
Qu'est ce que l'art préhistorique ?
Qu’est ce que l’art préhistorique ?
Une journée au temps de la préhistoire
L'art des objets de la préhistoire
L’art des objets de la préhistoire
La dame à la capuche Et autres trésors de la préhistoire Jennifer Kerner Pascalline Gaussein
Sélection d’ouvrages sur l’art mobilier
Livre FFS
Femmes sans tête Gerhard Bosinski
Femmes : naissance de l'homme
Femmes : naissance de l’homme – Florent Berrouet
Venus de Lespugue
La Vénus de Lespugue révélée Nathalie RouquerolL Fañch Moal
Le sexe au temps des Cro-magnons
Le sexe au temps des Cro-magnons Gilles et Brigitte Delluc
Femmes de la préhistoire
Femmes de la préhistoire – Claudine Cohen
Les statuettes et représentations féminines à la préhistoire
Notre préhistoire
Notre préhistoire : Sophie A. de Beaune et Antoine Balzeau.
Paleo Kids
L’enfance de l’humanité
Pedro Lima
33 idées reçues sur la préhistoire
33 idées reçues sur la préhistoire Un livre d’Antoine Balzeau et Olivier-Marc Nadel
Préhistoire entre utopie et réalité
Sous la direction de Jean-Jacques Hublin
Les idées reçues de la préhistoire
Les idées reçues de la préhistoire – Bertrand Roussel
Préhistoires imaginaires
Préhistoires imaginaires
Bertrand Roussel
La viesdes hommes au temps de la préhistoire – Delluc
La préhistoire en 100 questions – Jean-Paul Demoule
Nos premières fois
Nos premières fois – Un livre de Nicolas Teyssandier
Préhistoire intime – Un livre de Sophie Archambault de Beaune
Expositions Tags:aiguille à chas, apt, argentomagus, couture, expo, homme, humain, musée, parure, peau, Prague, Saint Marcel

Navigation de l’article

Previous Post: « Il y a 40 ans : l’aven de l’Arquet »
Next Post: Que mangeait-on en Provence au temps de Néandertal ?

Articles similaires

  • Pré-humains Expositions
  • Animal de la préhistoire au street art Expositions
  • Des préhistoriques à la plage Expositions
  • La grotte de Shulgan Tash – Exposition – Eyzies Expositions
  • Un temps de mammouth – Exposition Expositions
  • Le rouge et le noir Expositions

Articles connexes

En matière de préhistoire En matière de Préhistoire Expositions
Le passé comme si vous y étiez, Benoit Clarys illustrateur Expositions
Lasco Expositions
Grotte Chauvet, aventure scientifique Expositions
Néandertal l’expo Bougon Expositions
Affiche exposition Coquillages et pierres percés Expositions
L'odyssée des humains
Evelyne Heyer
La préhistoire en pays d'Apt - un siècle de recherches est présentée au Musée d’Apt, du 12 juin 2026 au 27 mai 2027

adn animaux anthropologie archéologie art chasse conference conférence datation découverte europe exposition eyzies femme france grotte génétique histoire hominidé homme homo homo sapiens humain image livre mobilier musée néandertal néolithique os outils paléolithique parietal prehistoire préhistoire préhistorique sapiens scientifique sépulture évolution

Sapiens en France
Boris Valentin
  • Une blessure sur une omoplate de néandertalien à Shanidar16 octobre 2026
  • Neandertal travaillait le bois il y a 45 000 à 62 000 ans10 octobre 2026
  • Regard(s) sur la mort de la Préhistoire à aujourd’hui : Table ronde à l’Aven d’Orgnac8 octobre 2026
  • De l’os humain à l’objet7 octobre 2026
  • RAN 2026 – Rencontres d’archéologie de la Narbonnaise6 octobre 2026
L'aiguille et la peau
Expsoition Argentomagus

Sélection livres de préhistoire, anthropologie, paléogénétique...

Gestes d'éternité
Musée National de Préhistoire - Les Eyzies
Du 4 avril 2026 au 8 novembre 2026

Sur les traces des dinosaures
Grande Galerie de l'Evolution
Jardin des plantes

Les livres de préhistoire

La France de la Préhistoire - Romain Pigeaud

La chaire-à-Calvin

PrehistoGuide Nouvelle Aquitaine - Jacques Jaubert

Sélection livres de préhistoire, d'anthropologie, de paléogénétique...

Grande Galerie, 2ème étage

Grande Galerie de l'évolution

  • Sur les traces des dinosaures15 septembre 2026
  • Deux nouveaux géants de l’Âge de glace arrivent au Parc de la Préhistoire15 septembre 2026
  • La Préhistoire en pays d’Apt – un siècle de recherches 9 septembre 2026
  • L’aiguille et la peau7 septembre 2026
  • Trésors de la Préhistoire en Auvergne27 juillet 2026

Préhistoire sur la Vézère

  • Moulages anthropologiques : l’intérêt original des copies Expositions
  • Datation des plus anciennes peintures du Tassili-n-Ajjer Etudes et recherches
  • Un lien entre australopithèques et ardipithèques ? Etudes et recherches
  • Le mobilier archéologique de Lascaux Conférences
  • Les empreintes en contexte karstique, exemple des grottes de Cussac et de Fontanet Conférences
  • L’histoire de l’écriture: celle d’une saisie du monde au-delà de la langue, une révolution anthropologique mal connue Conférences
  • Qui a fabriqué les premiers outils Conférences
  • Des chiens en France il y a 11 500 à 15 000 ans… Etudes et recherches
pub
  • Actualité
  • Conférences
  • Etudes et recherches
  • Expositions
  • Livres
  • Manifestations

adn animaux anthropologie archéologie art chasse conference conférence datation découverte espagne espèce europe exposition eyzies femme france grotte génétique histoire hominidé homme homo homo sapiens humain image livre mammouth mobilier musée néandertal néolithique origines os outils paléolithique parietal paris prehistoire préhistoire préhistorique sapiens scientifique sépulture évolution

  • Plan du site
  • Contact
  • Mentions légales
Hominides sur Mastodon

Copyright © 2008-2026 Hominides.com - Tous droits réservés